A toutes les victimes de la bêticide

A toutes les victimes de la bêticide

mercredi 11 avril 2012

un essai en plein champ avec du maïs OGM en Belgique

Et voilà pour la Belgique, on y passe aussi ! Combien ces irresponsables qui nous dirigent ont-ils encore reçu dans leurs poches par les lobbies qui les poussent à prendre de telles décisions ?

Apiculteurs Belges, ne nous laissons pas faire ! Si ça passe, il faudra mobiliser nos sections et organiser une journée médiatique de fauchage d'OGM.

Source : Didier Brick, vraiment dégouté du système.


"Dans une décision collégiale les ministres Sabine Laruelle (Agriculture) et Laurette Onkelinx (Santé), ainsi que le secrétaire d’État Melchior Wathelet (Environnement) autorisent contre tout attente, sans tenir compte des avis scientifiques et en se moquant des inquiétudes fondées des citoyennes et citoyens, un essai en champ pour trois ans avec du maïs génétiquement modifié. Une décision incompréhensible et inacceptable pour la coalition des 16 organisations agricoles, environnementales et du domaine de développement Nord-Sud qui avait fourni aux ministres les arguments qui prouvent qu’une autorisation est irresponsable. Les 16 organisations demandent maintenant des comptes aux ministres.
« Pourquoi des ministres n’agissent-ils pas dans l’intérêt des citoyens et citoyennes de Belgique ? Pourquoi aident-ils à forcer contre tout bon sens scientifique et agronomique le passage des OGM en Belgique, alors que dans d’autres Etats membres de l’Union européenne de nombreux gouvernements appliquent le principe de précaution en matière de mise en culture d’OGM ? Encore récemment la France vient d’interdire à nouveau le maïs OGM MON810 qui a des effets négatifs sur certains insectes. Comment les ministres envisagent-ils de maîtriser les risques liés à cet essai de maïs OGM ? Nous sommes inquiets sur ce point car dans le cas de l’essai en champ de la pomme de terre en 2011, ils n’ont pas réussi à assurer cette tâche ! La maîtrise de l’essai à été lacunaire et les vérifications relatives à sa mise en œuvre n’ont pas été effectuées correctement » commentent les 16 organisations.
La mauvaise farce de ce nouveau dossier d’autorisation d’un OGM avait commencé avec une consultation du public lancée juste quelques jours avant les fêtes de fin d’année. Sur base d’un dossier scientifique lacunaire, l’Institut Flamand pour la Biotechnologie (VIB) demandait une autorisation d’un essai en champ de trois ans d’un maïs génétiquement modifié (OGM).
Durant la consultation publique, environ 1000 citoyennes et citoyens ont demandé que l’essai en champ ne soit pas autorisé et ont présenté un argumentaire scientifique fondé en ce sens. Le VIB n’a pas apporté des réponses scientifiquement fondées à de nombreuses questions. Le 16 mars dernier, le Conseil de Biosécurité qui par le passé a souvent donné des avis favorables aux OGM a émis, de sérieuses réserves quant au sérieux du dossier scientifique, et agronomique de cet essai en champ du maïs OGM.
Plusieurs questions restent en effet jusqu’à aujourd’hui sans réponse.
  • Qu’en est-il de l’évaluation des effets négatifs sur la santé du pesticide reconnu comme très toxique, le glufosinate, pour lequel le maïs OGM présente une résistance ? Une telle évaluation est pourtant importante au niveau des procédures d’évaluation européennes.
  • Des questions scientifiques relatives aux effets à long terme sur la faune et la flore, ainsi que sur l’agriculture, restent sans réponses.
  • Les inconnues juridiques et les conséquences économiques en cas de contamination OGM sont importantes et n’ont pas été évaluées.
  • Qu’en est il des conséquences juridiques et économiques de la contamination du miel par cet essai OGM ; rappelons le cas du miel contaminé par des champs de maïs OGM en Allemagne et qui a été au centre d’une procédure juridique à la Cour de Justice des Communautés Européennes en 2011.
  • Pourquoi autoriser un essai en champ qui, même de l’avis du Conseil de Biosécurité, n’a pas de réelle valeur scientifique et qui n’a pas de réelle valeur agronomique ?"

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