A toutes les victimes de la bêticide

A toutes les victimes de la bêticide

samedi 31 décembre 2016

Le livre : ici c'est l'escargot

      


Après avoir durant 5 ans alimenté un blog, cumulant près de 75 000 visites, David Derrien, activiste écologique, plus connu sous le nom de dédé l’Abeillaud, publie ses meilleures feuilles de chou, un recueil d’articles issus de ce blog.

Extrait de l’article : C'est foutu ! Du plastique dans le miel. « Donc que faire ? Puisque "c'est foutu". Pour ma part j'ai pris la résolution d’agir avec du sens, dans un autre sens. Me porter pâle auprès de mes congénères, en me mettant à disposition. J'ai décidé de tourner le dos à ce qui me fait homme. Je m’exile. Je m'immole socialement. De toute façon, j'étouffe». 

Une partie des ventes servira à soutenir l’action en justice de To Nga Tran contre 26 multinationales agro-chimiques comme Monsanto.

Ce livre est une autre façon d'alerter sur les enjeux environnementaux. Les seules armes dont je dispose sont celles de la dérision et de la provocation. Il est donc proscrit d'avance le passage à des actes violents. La désobéissance civile, oui, le saccage intentionnel, non.









Prix de vente : 10 euro. Disponible par correspondance (lettre simple : 4 euro). Règlement à l'ordre de Parallèle Prod. 

Adresse : Parallèle Prod c/o David Derrien - 36 rue de cornouaille - 29470 Plougastel-Daoulas

Contact : disentus@gmail.com

samedi 12 novembre 2016

Le Jardin Baroque de Lindouar a de l'avenir

Dans une interview accordée au site "Reporterre", le chercheur François Léger, pronostique que les micro fermes représentent une alternative viable au modèle agricole dominant. Cette alternative a un nom, elle s'appelle la permaculture. https://reporterre.net/En-agriculture-les-micro-fermes-ont-un-tres-grand-avenir
Lieu cultivé de petite taille, avec une densité de végétation exubérante au m2, la permaculture encourage les associations de plantes, les soins naturels, bannissant de facto les intrants. La commercialisation des légumes est localisée afin de favoriser le lien social. L'intervention mécanique reste secondaire, voire anecdotique, suivant, selon des choix non clivants, le principe du "non intervenir". Autrement dit,  l'impact de la consommation d'énergie fossile est considérablement amoindri et comme la possession du dernier modèle de tracteur ne fait pas fantasmer, il n'y a pas nécessité à construire d'imposant hangar pour protéger le parc périphérique mécanisé.  
Sans revenir sur l'article de François Léger j'aimerai rajouter 2 points, à mes yeux, qui peuvent, en plus de la viabilité, garantir une pérennité à ce système agricole : l'accessibilité à la terre (ou le respect du lieu et du vivant) et le statut du paysan militant. A titre personnel, je rajouterai une notion qui, malgré moi, m'est précieuse : la résistance.
Après avoir connu un essor économique sans précédent, avec l'exploitation massive de la culture de fraises en plein champ, Plougastel-Daoulas concentre aujourd'hui sur son territoire une proportion conséquente de friches. Ce nouveau paysage conclue le déclin d'une activité qui autrefois s'octroyait l'espace, entraînant l'hyper concentration de production agro-industrielle sous serres (tomates et fraises), prisonnière de surfaces réduites, artificielles et énergivores (on compte quand même pas moins de 300 ha de serres à Plougastel !). 
Sans être exclusif, un autre phénomène peut expliquer l'explosion des friches sur la commune : la transmission de la ferme ou la succession des biens. Peu était enclin à reprendre l'exploitation familiale. Dépositaire d'un bien hérité d'un parent, les successeurs, détachés du monde agricole, n'ont comme option que la vente des parcelles, vente qui profite à un agriculture du secteur, ou qui viabilisés, deviennent constructibles. Sauf que pour être constructibles il est à espérer que les terrains n'apparaissent pas dans le périmètre défini par la loi Littoral, ou classées dans des zones sensibles à protéger. Ajouter à cela la multiplicité, parfois conflictuelle, de l'indivision, et Plougastel s'habille dans un vert décennal où règnent en maître la fougère et la ronce.
Que faire alors d'un bien invendable, parfois oublié depuis plus de 20 ans ? C'est la question que j'ai posée, en juin dernier, à une de mes amies, propriétaire d'une parcelle située sur le front de l'Elorn. "Je n'en fais rien. Si tu veux cultiver le terrain, vas-y ! Mais il y a du boulot : c'est en friche ! Tu peux même contacter une amie d'enfance qui possède la parcelle d'à côté." Je n'ai pas attendu que la petite aiguille ait fait le tour du cadran : en à peine 24 H l'accord était entendu avec la voisine. J'ai signé avec les propriétaires un contrat de prêt à usage (gratuité des terrains pendant 9 ans avec tacite reconduction). Cette entente me convient. Je ne me souhaite pas l'accès à la propriété individuelle. Je me retrouvais donc à entretenir 1 Ha de terre, couvert au 3/4 par 2 compagnons encombrants : la fougère et la ronce. Mais pas seulement. J'entrevois dans cette brousse bretonne quelques pommiers. J'apprends qu'autrefois, le terrain était couvert par un verger. A regarder de plus près La Rouge de Boskoop, le Pigeonné d'Armor, la Drap d'or ou encore la Rouge de Kersanton,  fleurissent discrètement derrière les murs de ronce. 
Le cormier mal mené
Une amie me signale également la présence d'un cerisier et d'un cormier. Le cormier est un arbre qui donne des petits fruits appelés "cormes", ressemblant à des poires. De plus en plus rare, il mérite notre attention. L'examen du dernier de Lindouar atteste d'une plaie béante sur l'épiderme du tronc. Dans un premier temps, je ne n'y prête guère attention car les marques d'un saccage récent me frappent : plusieurs arbres, dont peut-être des cormiers, mais plus certainement des pommiers, entassés pèle-mêle, exposent leur chevelure dépourvue de vitalité. Renseignements pris, le terrain en question devait revenir à des serristes pour y mettre du bétail à paître. Ignorants et incommodés par la présence d'arbres, les conducteurs d'engins ont congédié des Êtres Généreux, uniques sur ce lopin de terre. 

De l'infortuné sort réservé au sol endormi, surgira une olympiade verte. Seul le pas labourera la croûte vermicelle. A l'orée d'un désert breton, se niche déjà le Jardin baroque de Lindouar.  

Mais, en soi, c'est déjà une petite victoire : ralentir, voire contrarier, l'essor cannibale de destructeurs de la Nature, m'encourage à défricher durant l'été, seul avec une serpe, 500 m2 de verdure hostile. Plus tard, des chèvres m'aideront à contenir et à éloigner les ronces du jardin.  

Quand on commence à comprendre que le Tout nous emmène à rien : je m'exile dans un pays de ronces et de fougères pour découvrir un nouveau paysage. Défricher des figurines en feutrine ou cloutées de griffes.

Autre aspect du retour à l'entretien des terres : la dépollution du site. Même partielle, mon intervention permet de retirer du sol le plastique noir, utilisé naguère pour les cultures de fraises. Ce secteur de la commune n'échappe pas au phénomène observé ailleurs, le délitement en particule.
Que vais-je faire maintenant de ce lieu ? Quand bien même j'ai choisi de créer une entreprise agricole individuelle, je me lance dans la production de légumes sans les connaissances adéquates pour satisfaire au statut de maraîcher. En atteste la confusion que je fais entre une variété de fraises qui se nomme "Madame Moutot", que je teste déjà sur une petite butte, et cette Madame que je pense être productrice d'une variété de fraises ! Toujours est-il que progressivement les planches se tracent à la grelinette et s'engloutissent sous les couches successives d'engrais verts, de goémon, et de fumier bio. Grâce au soutien d'amies, le plan de culture s'affine et liste une première sélection de légumes. Situés au PLU en zone NS (Nature Sensible), cette classification au cadastre n'admet pas l'implantation de tunnels. De toute façon, ce n'est pas l'option que je projette pour héberger les variétés de tomate et autres semences de poivron et de concombre. Des pneus devront réchauffer les graines de courge à la réputation capricieuse. Au seuil de l'hiver, les buttes seront alignées, boursouflées par un millefeuille azoté et carboné, selon la méthode en lasagne : un sous bassement de branche et de tronc, asphyxié par du copeau, puis du goémon, puis encore un mélange de tonte et de feuilles, du fumier,... De nouveau du goémon, etc, etc, tout en prenant soin de finir de napper la butte par une capsule de terre. Le but réside à maximiser l'usage d'éléments végétaux présents sur place.
En vérité, même si le travail de préparation du sol semble primordial, avant de pouvoir répondre à la question récurrente : "Comment vas-tu commercialiser les produits ?" Je me garderai bien d'émettre un pronostic précis, à défaut de campagnes antérieures, sur les rendements escomptés. Je prends les évènements comme ils viennent, avec humilité, sans m'inquiéter du sort que me réservent les insectes gloutons, les limaces assassines et les maladies cryptogamiques. Je peux néanmoins prévoir sur 3 ans, des circuits diversifiés de vente : démarrer par des paniers pour une vingtaine de foyers, proposer une cueillette au kilo et en libre service pour les visiteurs, fournir des restaurateurs ou pourquoi pas s'installer pour un marché hebdomadaire à l'entrée du camping de St Jean durant la période estivale. Je ferai alors déguster ceux que je baptise d'ores et déjà : "les Chuloded* à dédé".
Et le bio dans tout ça ? Le fameux label AB. Sans remettre en cause le rôle des acteurs de la bio qui est d'assurer aux consommateurs un approvisionnement sain et respectueux de l'environnement, je préfère promouvoir la transparence à la traçabilité, je préfère l'engagement militant que la certification de plus en plus productiviste, provenant d'une industrie, putain du capitalisme. En attendant de pouvoir offrir toutes les garanties décrites dans leur charte, je me range du côté de l'indépendance de Nature et Progrès. D'ailleurs, cela sonnait chez moi presque comme une évidence, naturellement. 
Je vais à mon rythme, bien décidé à transformer l'ensemble du lieu sur les 2 prochaines années. J'encourage vivement une personne à me rejoindre, non pas trop pour soulager les courbatures de mon dos mais plus pour rendre hommage à la fraternité socialiste.

*Chuloded : nom donné à ceux de Plougastel qui se sont enrichis, d'abord par les fraises, puis dans l'immobilier,...accompagné d'un slogan ça pourrait donner :  "Mangez du chulod, c'est riche, c'est sain, c'est dépuratif. C'est mieux pour la Planète".

samedi 5 novembre 2016

Dépôt sauvage de serristes : ça se resserre

Afin de garantir un certain anonymat les noms ont été modifiés
A la suite des plaintes déposées contre x par l'association "A quoi ça serre", au sujet des dépôts sauvages agro-industriels, s'appuyant sur de nombreuses preuves, filmées ou photographiées, le Procureur de Brest a ouvert une enquête sur la situation des pollutions situées sur la route de roc'hannou à Plougastel-Daoulas. Les éléments ont été confiés à la gendarmerie et le contrevenant a été identifié. 
Avant de revenir sur ce dossier, je ferai une longue parenthèse concernant l'intervention des gendarmes : nous ne sommes pas à St Tropez mais pas loin... on m'avait prévenu : "N'attends rien des gendarmes sur l'environnement". Effectivement, le trait n'est pas tiré.
Après avoir reçu le message quasi incompréhensible de l'enquêteur, je me présente à la gendarmerie de Plougastel. Un agent sur place me remet le numéro de téléphone de Plougastel et me fait savoir que le gendarme Le Jeune est en poste à Daoulas. Si je veux le joindre je dois appeler à ce numéro et Plougastel transférera l'appel vers lui. Le gendarme me demande de communiquer mon n° de portable. Je lui signifie que Le Jeune a déjà mon portable puisqu'il a laissé un message. Ce n'est pas grave, je m'exécute. Sauf que l'interlocuteur suivant, un brin énervé, me fait savoir qu'il n'a pas de temps et que de toute façon cette procédure est inadéquate, "Donnez moi votre n° portable !". Non... Mais... Bon ce n'est pas grave... J'ai en vain attendu l'appel de Le Jeune qui n'est jamais venu.
Hier, Vendredi, je repère le véhicule du policier municipal en stationnement près de la mairie. J'ai un peu de temps, je m'arrête, sans avoir de rendez-vous. Alors que je l'aperçois assis derrière son bureau, je capte la teneur des échanges téléphoniques et comprends très vite qu'il parle avec un serriste ! Incroyable : il s'agit de Mathurin Le Franc, le dépositaire des tas d’immondice. Les échanges sont intéressants. Le policier argumente son appel : obligation de traitement des déchets, pollution par les effluents, responsabilité engagée du propriétaire du terrain, rappel de la charte Saveol,... Sur ce dernier point, le serriste donne l'impression de découvrir ses obligations, à savoir que le serriste peut épandre les résidus de production, à condition que les déchets soient broyés et enfouis dans les 24h.
Ici, la pollution est une infraction relevant du Règlement Sanitaire Départemental. Mr Le Franc assure qu'il interviendra dans les 15 jours pour retirer les déchets et que cela ne se reproduira pas. Pour autant, la gendarmerie devra le convoquer afin de l'entendre. Il aura plus de chance que moi... Au fait, des gendarmes se sont déplacés et n'ont pas trouvé les terrains concernés. J'ai cru comprendre qu'ils n'étaient pas très contents... Ils n'avaient peut être pas mon numéro de portable pour que je les accompagne ? Un gendarme FREE (Formateur Relais Enquêteur Environnement) de Landerneau estimerait que ces dépôts ne sont pas illégaux. Ce qui me fait réagir : la formation du FREE ne doit pas être complète !
En tout état de cause, l'intervention d'"A quoi ça serre" se justifie pleinement quand la justice, lorsqu'elle se saisit des dossiers sur l'environnement, légalise nos requêtes. A mes yeux c'est une étape importante car maintenant notre action est reconnue légitime !
La mobilisation et la patience sont payantes. Il reste des demandes en cours. Je finirai bien par rencontrer le gendarme Le Jeune, je pense qu'il n'a pas égaré mon numéro de portable.

vendredi 29 juillet 2016

Les embruns écarlates



Les embruns écarlates

  
D’une île à l’autre, les embruns écarlates colportent,

Que l’ourlet des routes,
Boursoufflé de brume et de brindilles,
Batifole avec tes bises brunies

Que le tentacule des talus, le temps de printemps entiers,
Tente de t’emprunter encore
            Cette tignasse crépue, parsemée de crépuscule

Que la canopée de ta capsule,
Circonscrit des couronnes calibrées
Et son carrosse de caresses courtisanes

Que la pilosité de tes tiges, audacieuse, parfois,
            Se fait pudique sous le rouge de tes jupes
                        Un baiser, à peine, bâtissant leur bastion

Que tu n’étais pas le mignon de Monet.
Ce n’est pas qu’une impression, c’est certain
Sinon son champ emprisonnerait ton nom

Que le sarrasin se baisse et pavoise,
Devant tant de pavots à moudre
            Devant tant d’ardeur en jachère


Dans l’archipel de tes coquelicots,
Aux confins de la rose des vents,
J’aimerais te nommer Rozenn-aer
J’aimerais, l’air de rien, l’enfouir sous ma langue
Rozenn-aer, acceptes-tu ce baptême d’élégance ?


mardi 19 juillet 2016

Y' a de quoi ce marais ! Seizh

Scribes d'humeur, partiellement publiés dans la revue de Juillet d'Eau et rivières de Bretagne. Rubrique : l'écho des marais

Le porc s’emballe
L’Assemblée générale du groupe Triskalia des Côtes d’Armor a été l’occasion d’évoquer la crise agricole et notamment la situation de la filière porcine (Le Télégramme, 02/03/16). Après avoir affirmé qu’il fallait une amélioration du prix de vente, le groupe indique que : « ce qui compte le plus, c’est segmenter le marché, il nous faut tenter de capter ce qui apporte de la valeur ajoutée ». A l’intérieur ou l’extérieur de l’emballage ?

Renvois
Le tribunal de Vannes devait juger, le 04 mars dernier, une affaire dans laquelle Nutréa-Triskalia contestait le taux d’incapacité accordé à deux salariés intoxiqués (Ouest France). Le géant de l’agroalimentaire breton a demandé à ce que ce taux soit divisé par deux. L’affaire a été renvoyée au 24 juin 2016.  Après avoir été licenciés abusivement, sachant que ces ex-salariés ne perçoivent aujourd’hui que les minima-sociaux, il n’y a pas que l’affaire qui provoque des renvois.



Antipathiques
La majorité de la région Bretagne, sans écologistes, a décidé d’octroyer une aide de 30 millions d’euro aux éleveurs de porcs (Le télégramme, 02/03/16). L’opposition de droite n’a pas tardé à saluer ce plan de « modernisation », au premier rang duquel, Marc Le Fur : « Pas un mot sur les contraintes environnementales, rien sur le bien être animal, ça me va bien ! ». Les anti-écolos sont vraiment antipathiques !

Quel savoir vert !
Lors du dernier salon de l’agriculture, Saveol a exposé ses nouveautés en matière d’innovation (Le Télégramme, 04/03/16). A côté de variétés nouvelles au couleur rose pourpre, Saveol développe son segment de la tomate cerise. Lavée, emballée dans du plastique, accompagnée de pics à brochette, la tomate cerise n’innove en rien dans la sobriété énergétique et le conditionnement neutre.

Tomates saveolées
A cause d’un taux de nitrate 275 fois supérieur à la norme, un habitant de Loudeac a vu la taille de ces légumes exploser (Ouest France, 11/03/16). La source de la pollution proviendrait d’un fabricant d’engrais, situé en surplomb du potager. « 40 kg de tomates produits sur deux pieds » a déclaré le jardinier. Cette production devrait faire rêver plus d’un serriste. A moins que…

Caravaning polluant
Plus de 350 personnes ont assisté à la réunion de « dialogue » organisée par la municipalité de Plouguerneau sur le sujet épineux des terrains de loisir situés en zone littorale (Ouest France, 14/03/16). Les mesures visent à retirer les caravanes et à revoir le PLU pour rendre des parcelles inconstructibles. Un gendarme à la retraite explique qu’il y avait jusqu’à 1800 caravanes en 1978. 30 ans pour attendre qu’une équipe municipale parvienne à appliquer la loi Littoral, mais que faisait la police ?

Être au radar
Un producteur de lait, qui participait aux blocages du pont de l’Iroise de Brest, a été condamné à deux mois de prison avec sursis pour destruction de biens publics dont un radar (Le Télégramme, 30/03/16). Pourtant la gendarmerie, sur place lors des faits, avait écrit noir sur blanc, qu’aucun auteur n’avait été identifié. Avoir la tête dans le cul ou fermer les yeux c’est synonyme chez les gendarmes quant il s’agit de casse agricole.

Diabète bio
Alors que la Bretagne importe la totalité du sucre bio, le projet Breizh bio souhaite démontrer qu’une production locale de betteraves à sucre bio est possible (Ouest France, 06/04/16). « Des industriels et des agriculteurs nous suivent déjà, citons Eric Ollive patron de Breizh Cola » ont annoncé les protagonistes du projet. Bien rappeler sur les étiquettes que le sucre, même bio, consommé en grande quantité quotidiennement, peut provoquer le diabète.

Du petit lait
Le géant chinois Synutra prévoit l’implantation de nouvelles usines à lait à Carhaix (Le Télégramme, 07/04/16). Un investissement colossal qui ne rassure pas pour autant les producteurs locaux « L’Europe est le seul continent à connaître une surproduction (…). Si nous ne sommes pas capables de nous organiser au niveau européen, ils trouveront du lait par cher » prévient Francis Prigent de l’Apli. A partir de l’exemple de la filière porcine européenne, les chinois peuvent boire du petit lait.

Tapis rouge
Dans la commune de St Julien (22), l’étang du château de la Coste a disparu sous le tapis ocre d’une plante invasive, l’azolla filiculoïde (Ouest France, 24/04/16). Le phénomène interpelle les habitués des lieux. « C’est du sang de poisson ! », « C’est quelqu’un qui est venu vider son aquarium avec la plante exotique », « C’est du goudron rouge ? ». Des commentaires qui se suffisent à eux-mêmes pour que l'on déroule un tapis rouge vers « l’écho des marais ».

Mal combiné
Le Tribunal de commerce de Brest a décidé de mettre un terme à l’activité de Combiwest sans attendre la fin de la période de redressement judiciaire (Les Echos, 26/04/16). Ce spécialiste du fret, en majorité détenu par la Sica de St-Pol-de-Léon (29), accuse la SNCF d’avoir freiné son développement. De l’autre côté, la SNCF déplore 6 millions de péages impayés par la coopérative depuis 3 ans. Les taxes sur le transport et l’agriculture intensive se combinent mal, référence à l'écotaxe.

River
Plusieurs rivières en Bretagne ont été retrouvées remplies d’une couleur verte en avril dernier (Le Télégramme, 26/04/14). Forte pollution d’algues vertes, présence d’une plante invasive, accident industriel ? Rien de tout ça. Il s’agissait d’une action intersyndicale des agents de l’environnement qui ont utilisé un colorant vert, « non polluant », pour dénoncer le manque de moyaens et la baisse des effectifs et assurer pleinement leurs missions. Ouf ! S’il n’y a que ça ! Le pire est évité.

Coques en stock
Alors que la réglementation sur la coque limite sa cueillette de loisir à 5 kg par personne et par jour, un récidiviste a été contrôlé en possession de 60 kg de coque à Gâvres (Ouest-France, 10/05/16). Récidiviste car l’ancien pêcheur avait été pris avec 250 kg du coquillage quelques jours plus tôt. « C’est un braconnier » martèle le président du comité des pêches du Morbihan. C’est aussi peut-être un trafiquant qui mérite un pèlerinage au Palais de justice, tonnerre de Brest !

Gelée Royale
Ségolène Royale était en visite sur Ouessant afin de saluer les initiatives prises pour réduire les émissions de CO2 (Le Télégramme, 10/05/16). Le maire a rappelé que l’île avait répondu sans succès au projet « Territoire sans déchets », « Je vais voir ce qui s’est passé » a-t-elle assuré. Puis elle s’est déplacée au Conservatoire de l’abeille noire, où l’on a précisé qu’Ouessant était un lieu exempt de maladies pour les abeilles et que pour les protéger il faudrait inclure l’île de Molène, « Je peux vous aider là-dessus » a dit le Ministre. Allez hop ! Tournée générale de gelée royale !

Porcland
Des élèves de la maternelle d’une école de Landunvez ont visité la porcherie « Avel vor » (Ouest France, le 24/05/16). En dehors de l’extension accordée par le Préfet de l’élevage à 13000 porcs, sachant le commissaire enquêteur a émis un avis défavorable à cette extension, a-ton expliqué aux chérubins le sort réservé aux porcelets ? La castration, le meulage des dents, la coupe des queues,… ? Avec les exercices pratiques ? Séance émotion assurée qui égale les attractivités de Disneyland.
 

mercredi 6 juillet 2016

Tran To Nga : Une vie de combats

A la lecture de "Ma terre empoisonnée", retraçant le parcours chaotique d'une femme engagée, perlé de souffrances, mais serti par l'abnégation et l'empathie, je ne peux que m'associer à l'humilité et la détermination de cette mère sacrificielle. 
Je n'envie pas son sort, ni ses anciennes conditions de vie, insufflant un cortège de fardeaux pathologiques, pour elle et ses enfants. Sinon cela reviendrait à me souhaiter la même existence périlleuse. Non. Je préfère vouer à Nga un profond respect pour son courage à mener un énième combat. 
Cette fois-ci elle assigne, seule, en justice, les multinationales agrochimiques, telle que Monsanto, pour que justice soit rendue à l'ensemble des victimes vietnamiennes de l'Agent Orange. 

"Bonjour Nga
Après la lecture de votre livre, je ne suis pas étonné que vous entamiez, aujourd'hui, une démarche pour que justice soit rendue. Votre abnégation, votre empathie et vos souffrances vous rendent éligibles à rejoindre les étoiles.
Pour mon cheminement personnel, il est certain que je devais être emmené à vous rencontrer. Plus qu'une collaboration, ce sera pour moi une nouvelle étape pour tenter d'être utile à tous ceux et celles que l'on a enfouis sous l'Agent Orange, et ceci grâce à vous. Merci". David

"Bonjour David
Dorénavant on sera ensemble pour une oeuvre "d'abeille" : petit à petit, patiemment mais avec l'énergie indestructible des abeilles, nous essayions de construire un grand nid pour ceux qui sont plus malheureux que nous". Nga




Comment aider Tran To Nga dans son procès : le livre "Ma terre empoisonnée"
http://www.nga-orange.org/Contact-Tran-To-Nga

France 5 - Magazine de la santé - 11 avril 2016 - Interview de Tran To Nga
https://www.youtube.com/watch?v=dOnE9BdiKTg


samedi 2 juillet 2016

Installation en agroécologie

Je recherche un/une partenaire pour une installation en permaculture sur le Finistère (Plougastel Daoulas). Priorité à l'entente fraternelle, la confiance réciproque, le respect du sol et du vivant

Personne rigoureuse, enthousiaste et autonome. Projet autogéré qui tendrait à terme vers l'autonomie, avec en filigrane la notion de résistance au saccage perpétré par l'activité agro-industrielle sur Plougastel (plus de précisions en off).

Mise à ma disposition, sous forme de droit d'usage, avec deux propriétaires (accord de gratuité sur 9 ans, renouvelable par tacite reconduction) d'un 1 ha de terre, en friche depuis 15-20 ans. Le principe de propriété est exclus. Plusieurs essences d'arbres dont la présence de pommiers. Possibilité à moyen terme d'exploiter plus de 1,5 ha. Passage avec certification en AB probablement facilité (recherche d'un partenariat avec Nature et Progrès.

Qualification acquise (ou en cours d'acquisition) pour entreprendre la conduite de productions végétales  (responsable d'exploitation agricole, maraîchage biologique). Expérience facultative. Fortement apprécié si DJA obtenue ou en cours d'obtention. Choix commun du modèle à mettre en place à partir de pratiques appréciées ailleurs en permaculture (en cours de réflexion).
Statut juridique à déterminer. Je suis moi-même en entreprise individuelle agricole.

Estimation des besoins humains : 1,5 Unité de Travail Annuel fixée au départ (dont 0.5 UTA à ma charge)

Revenus distribués en fonction de l'investissement de départ, du temps passé à quatre pattes, de la répartition des tâches (production/gestion) : tous ces points restent à préciser. Idées de commercialisation : cueillette/accueil au jardin, paniers, restaurateurs,...

Possibilité d'hébergement dans les premiers temps, à déterminer (visites des enfants). Pas de loyer à payer mais participation aux charges (nourriture,...).

Démarrage des chantiers de défrichement : été 2016 (4000 m2 déjà défrichés)
Travaux de préparation du sol et élaboration des techniques de culture en cours
Mise en place des premières cultures et prospection pour les débouchés : printemps 2017
Choix en conscience de ne pas produire des hybrides.

Prévisionnel système viable : 2 ans 

Mes diplômes : BTA généraliste, BTS technico-commercial option : produits carnés, BEPA adulte conduite d'élevage.

Contact : 09 52 38 21 19 ou disentus@gmail.com

David Derrien ou dédé l'Abeillaud





vendredi 1 juillet 2016

L'ophrys fantasmatique

Dans les viscères obscurs du sol, au milieu de l’agrégat de boyaux microscopiques, uniquement fissurés par le silence du schiste, croît une occlusion tuberculeuse, pareille à deux testicules, l’orchis, ou de façon plus raffinée appelée l’orchidée.
Voici donc que l’une des espèces les plus évoluées du monde floral se voit engourdie du genre masculin qui calamine son aura fantasmagorique. Étrange attribut que celui de bouffir une beauté absolue par un insignifiant sac génital, ballotté par des croyances qui lui confèrent des vertus bien trop précieuses de fertilité. Il en faut une dose d’abnégation pour expulser de ces bulbes androgènes la magnificence d’une tige accrescente, dès l’aurore gonflée de ferveur. Dociles, les buissons mellifères et les quelques arbustes hybrides, abrutis par les bons soins promis aux pelouses acryliques, se sont écartés pour que s’éventre, dans l’allégorie des croûtes, cette grossesse craquelée aux forceps végétalisé.
A sa base, pour dégriffer ces globules régénérant, se pose un geyser de feuilles à la forme de langues languides. A moins que la pudeur n'exige un semblant de diplomatie pour tresser, devant l’indécente virilité, à la fois courroucée et calfeutrée, une culotte caulinaire.
Déjà, à ce stade, l’instinct d’émancipation du cloaque coagulé d’un coït issu de grumeaux grenus agit comme un spermicide, car le subterfuge de mimétisme de l’orchidée abeille, dès lors systémique, se dresse sans vergogne, pour bourdonner à son sommet des bourgeons d’eucères. L’ophrys apifera peut alors disséminer cette duperie dans une inflorescence orgasmique, graduée d’autant d’orgie que de bourdons bernés par l’originalité de cette contrefaçon sexuée.
Qu’en est-il vraiment ? En soupirant, l’ophrys déploie son berceau voilé de sépales rose-pourpre et sa nasse en labelle dont deux aisselles latérales, au soutien en gibbosité, gorgées de poils tactiles. Le lobe médian, lui, fanfaronne dans la candeur ponctuée de jaunes éteints et de marrons cramoisis. Ainsi pourvue, l’orchidée s’affuble d’une toilette féline, à l’affût du moindre dépourvu. Quant au gynostème, sa coiffe en alcôve attache une vague où se noient démêlés les pollinies et le stigmate qui s’effleurent à peine.  
Au fond, a-t-on bien agité les coupelles du surnaturel ?  A-t-on apprivoisé la connaissance à quelques cendres de certitudes ? Car l’assemblage fantasmatique de la capsule se frotte à la vision d’un être spatial, moitié animal, moitié végétal.
Grâce à la mutation sempiternelle de ses gènes, maintes fois combinés,  le leurre de l’orchidée est presque parfait. La fascination du bourdon pour cet extravagant alliage s’égare dans l’hypnotique opulence des odeurs aphrodisiaques, maintenant qu’il s’approche. La secousse frénétique de l’insecte, agrippé à l'ongle incarné par Eros, segmente le léger filament des pollinies, larguant les nombreuses facettes fécondes. Exclues de l’étroitesse des orbites capitonnés du dulcicole, elles prolongeront l’énigmatique facétie de tromper l’œil hagard du visiteur.

jeudi 23 juin 2016

A quoi ça serre : faire bouger les lignes

Faire bouger les lignes, à haute tension, quand il s'agit des serres.

Permis de construire autorisé pour l'exploitant, Louis Le Bot

"Nouvelle désolante dans le dernier Pedenn Zul (juin 2016), hebdomadaire de la commune de Plougastel, puisque nous apprenons qu'une fois de plus un nouveau permis de construire a été accordé à une serre industrielle. A partir des maigres documents que nous avons pu récupérer en mairie, on peut déjà déplorer que comme d'habitude ce PC a été délivré les yeux fermés puisque la loi Littoral n'a pas été prise en compte tout comme la réalité de la voirie communale pour estimer les effets sur le trafic routier de cette construction. Nul doute que plus tard la mairie de Plougastel exigera de détruire des talus et fossés pour permettre le passage des camions des serristes." AQCS

L'hiver trop doux perturbe les fruits et légumes (article de 2013)
Producteur à Plougastel, Louis Le Bot ne s'affole pas: « 80 % de mes plants ont reçu leur dose de froid dans les frigos des pépiniéristes. ».


En conclusion de sa vidéo, il dit que ses fraises apportent la garantie aux clients qu'elles ne passent pas par la case frigo.

LOUIS LE BOT ET SA FRAISE DE PLOUGASTEL PLUS GOUTUE




mercredi 25 mai 2016

La (dé)fête de la nature

A Plougastel-Daoulas, les éluEs de la majorité actuelle aiment la nature et depuis fort longtemps. Qu'est ce qu'ils aiment la nature (rrhoo !). Ils aiment tellement la nature qu'ils l'ont célébrée par une fête (Ouais ! Une fête ! Une fête ! Des crêpes ! Des crêpes ! Des escargots ! Des escargots ! Ah non...pas d'escargots). 
Et quelle fête ! Soutenue par Edf (Et Saveol, elle n'aime pas la nature ?) qui cherche peut-être des sites d'enfouissement de déchets radioactifs ? Elle peut venir Edf : la commune est déjà une décharge à ciel ouvert. 
Les moyens de communication  n'ont pas manqué pour faire la promotion de la nature à Plougastel et évoquer : la préservation de la trame verte et bleue (sic), la présentation du "Contrat nature" de la région Bretagne et "des actions menées ces dernières années sur la commune" (resic), la découverte de l'écosystème local, propre comme tout, bien nettoyé, et la production locale du jus de pommes des vergers de "Avaloù atao". 
Tout y est, les oiseaux qui chantent sur quelques photos et les abeilles que tout le monde aime et veut protéger. Même les éluEs locaux, ils aiment les abeilles, à part peut-être l'Abeillaud quand ils/elles me croisent et que leur tête se transforme en dard afin de m'injecter un puissant venin. Ah ! Pas cette fois-ci, à voir l'accueil exalté de l'élu qui me voit arriver, et enivré, tel un militant victorieux devant l'abandon du projet de centre de formation du stade brestois, qui s'exclame  : "Plougastel écologique !".  En même temps c'est la fête, je ne suis pas dupe, on peut bien avaler, peinard, pas des avaloù, mais quelques verres de pinard ! 
Tout y est j'vous dis ! Un blaireau empaillé, des gobelets recyclables, un poste d'observation pour les oiseaux. Pas empaillés ceux-là, mais qui ne sont pas là. Plutôt des panneaux flambants neufs pour nous faire rappeler que les oiseaux, de toute façon, on ne les verra pas. A moins que le sentier, nettoyé à la débroussailleuse, ne révèle le cadavre squelettique d'un merle, les ailes figées vers le haut comme pour saluer les randonneurs ? D'ailleurs c'est tellement propre nickel qu'on en a profité pour abattre des arbres séculaires sur le talus, voisin de la chapelle Saint Adrien et lorsque je pose la question à l'élu écolo, à savoir pourquoi, la réponse fuse : "Ah, c'est pas nous, c'est BMO". Où avais-je la tête...la mini station d'épuration construite par les Eaux du Ponant, à proximité du talus, c'est BMO bien-sur ! Franchement dédé, t'es nul, les éluEs de la commune aiment tellement leur nature qu'ils n'auraient jamais osé défigurer un ex-cadre bucolique. Ils sont si responsables, quand il s'agit de porter des projets comme le centre de formation du stade brestois, qu'ils prennent toutes les mesures d'urbanisme nécessaires pour préserver la continuité des corridors écologiques dans la fameuse trame verte et bleue.
Le contrat nature

Ah ! Peut-être que vous n'avez pas suivi l'affaire du centre de formation du stade brestois ? Petite piqûre de rappel (ouh ! Ça fait du bien...): en 2012, le club de foot du stade brestois recherche 10 ha de terres pour implanter son centre de formation et d'entraînement. La mairie de Plougastel lui propose une zone, à l'entrée du bourg, dépourvue, à première vue, d'intérêt écologique. A première vue seulement. Car le maire, qui comme tout le monde le sait, aime la nature, les intégristes écolo,...oublie...que sur cette zone figure un corridor écologique ! Vous savez ? La fameuse "trame verte et bleue", phrase imprimée sur le livret de la "Fête de la nature", fête organisée par la même mairie ? Et puis comme il aime tellement la nature au cours de ses nombreuses balades, dans les chemins tout propre nickel, il oublie (encore ?) qu'il existe le code de l'environnement qui protège des espèces comme la salamandre...oui aussi...l'escargot de Quimper...bon, on m'a dit que c'était pas porteur de parler du gastéropode. Bon, je vais l'appeler autrement...Schmilblick...schmilblick à écailles...Voilà ! C'est mieux ! Donc le code de l'environnement protège aussi le schmilblick à écailles et il est protégé PARTOUT sur la commune ! Quelle chance pour des intégristes écolo d'avoir le schmilblick à écailles sur Plougastel. Faut le voir dans le sous bois, près du chemin de kervenal, magnifique ! Avec ses cornes dressées comme ça, ses écailles qui bleutent au soleil (oui oui il bleute à la lumière), et puis on a le temps de le contempler à l'allure où il va. Vraiment magnifique ! La nature c'est tellement beau, surtout sans arbres, avec des panneaux sans oiseaux, sans ces putains de schmilbliks qui ralentissent l'extension de l'urbanisme, avec du plastique...oui parce que, en fait, quand on fait du nettoyage à Plougastel, sur les chemins empruntés pendant la "Fête de la nature", on fait du tri sélectif : du triwashing qu'on appelle ça. On retire le plastique sale et on garde le plastique propre, le noir, celui que l'on nomme "le papier noir". Ah, celui-là on n'y touche pas ! Ça fait partie du patrimoine local, non, non, on ne l'enlève pas, ça rappelle les anciens dans leurs champs de fraises sur les tableaux de Mathurin Méheut, même s'il n'y avait pas de plastique à l'époque. hop hop hop, on n'y touche pas. 
Le plastique propre dit le papier noir

Et puis c'est pas un déchet, la preuve ! C'est du papier, et tout le monde sait que le papier c'est biodégradable. Même à Plougastel, ils le savent que c'est biotrucmuche, même si ça prend des centaines d'années, ça va disparaître, avec l'eau, le délitement, avec le broyage des machines agricoles, tout ça, tout ça...(c'est comme ce p..... de schmilblick à écailles, celui-là aussi il devrait être biotrucmuche). Tiens, à propos de savoir, ils savent à Plougastel que le miel est contaminé par des micro-résidus de plastique ? Ils savent que la nature se porte mieux sans l'intervention humaine et que la biodiversité peut se maintenir, voire se repeupler, comme les rapaces qui avaient presque disparu de la presqu'île ?
Mais ils sont où les oiseaux ?...
Saluons, quand même, la volonté de la municipalité d'aller vers le mieux et de valoriser, à travers le "Contrat nature", ses actions pour la préservation de la nature (oui parce que, à Plougastel, les éluEs, ils aiment la ...oui oui, on sait !). Donc ça commence par des stands avec une exposition, au départ des balades. On y présente la biodiversité de Plougastel : des tritons, des salamandres,...Ouais super ! Des espèces protégées que l'on retrouve dans le chemin de kervenal que la mairie veut défoncer, rapport à quelques camions mobilisés pour les serres du coin...Oh...mais...une seconde... y'a pas de photos du schmilblick à écailles ?
Si vraiment on n'en a pas eu assez, on continue le tour qui nous emmène vers le stand de crêpes, squatté par un sourcier, et la buvette avec les gobelets recyclés, ou pas, selon que si tu te brûles avec un café ou tu bois un jus de pomme. Tous leurs bénéfices seront versés au Téléthon, geste ô combien généreux ! Sachant que la recherche pour de meilleures pratiques agricoles n'a pas besoin d'être soutenue. 
...Ah ! Ici. A l'avant l'oiseau. A l'arrière la nature sans arbres
Après on a quoi ? J'ai déjà parlé des abeilles et du blaireau...Ah si ! Il reste le stand d'un éditeur qui vend des sifflets pour imiter les oiseaux. Et bien l'Abeillaud, tu vois, t'es vraiment "teo fall put'", mauvaise langue ! Tu avais des oiseaux ! Et puis à entendre celui qui sifflait, c'était un sacré zoiseau ! Les musiciens qui étaient là, en sont restés bouche bée !
Dans tout ça, ai-je trouvé des points positifs ? Déjà il faisait beau. Ensuite la conteuse racontait super bien des histoires. Le jus de pomme d'avaloù atao était bien comme il faut, l'histoire sur le sillon était complète et d'après des témoins, les animations de la veille étaient sympas. Bon et bien je reviendrais peut-être l'année prochaine pour une nouvelle édition de la (dé)fête de la nature ? Comme l'écrit le Ouest France : "fête de la nature très paisible". C'est vrai que c'était vraiment très paisible.

PS: mes railleries sont à destination des éluEs et non pas des employés municipaux ni des bénévoles. Qu'on se le dise