La permaculture en douceur à lindouar

La permaculture en douceur à lindouar
Butte Xavier Grall

vendredi 20 juillet 2018

Y a de quoi ce marais ! daouzek

Scribes d'humeur partiellement publiés dans la revue d'Eau et Rivières de Bretagne, juillet 2018. Dessin de nono



Gros sel
La répression des fraudes de Loire-Atlantique a fait rappeler des sachets de sel de La Turballes à cause de leur teneur élevée en plomb (Ouest-France, 03/03/18). « Je sais d’où vient le problème » Assure le paludier. Son origine proviendrait de la pratique de Ball-Traps qui se déroule chaque année à côté des salines. Cette histoire embarrasse le président de la société de chasse, son organisateur depuis 35 ans. Pour la prochaine édition, peut-on lui suggérer d’utiliser du gros sel à la place du plomb ?

Ligne
Des centaines de pêcheurs-plaisanciers se sont rassemblés à Morlaix pour exprimer leur colère concernant l’instauration par l’Europe de quota de pêche pour le bar (11/03/18). Motif invoqué : la raréfaction de la ressource imputée par les manifestants aux grosses unités. Dorénavant il sera interdit de pêcher le bar au-dessus du 48° parallèle. Avec cette ligne, la barre est haute quand même.

En eau trouble
Les apports en pesticide et nitrate seraient encore excessifs dans les eaux bretonnes selon Eau et rivières (Ouest-France, 15/03/18). « Dans le sud-Finistère, les normes pour l’eau potable sont respectées mais au prix de traitement chimique », explique l’association. En revanche la qualité des rivières et des nappes phréatiques reste mauvaise. Les autorités accorderaient des dérogations pour l’épandage sur la bande des 500 m de la côte, moyens peu avouables de naviguer en eau trouble.

Grain de folie
Face à l’augmentation des sangliers sur le Finistère, les agriculteurs et les chasseurs exprimaient conjointement leur inquiétude, surtout devant l’ampleur des dégâts sur le maïs (Le Télégramme, 14/03/18). La fédération de chasseurs indique qu’il y a eu « une montée de la culture. Ils ont le gîte et le couvert sur des terrains interdits à la chasse ». Devant une telle abondance de nourriture il y a comme un grain de folie chez les sangliers en ce moment. A qui la faute ?

Alzheimer
Comme les dunes de Porspoder se désagrègent, elles font apparaître de nouvelles fosses où étaient enfouis les déchets mazoutés de l’Amoco (Ouest-France, 23/03/18). « D’après les anciens, il existe des fosses non répertoriés », avance le maire. Ce à quoi un géographe répond : «  Il faut se méfier de la mémoire des anciens. Les fosses sont traitées efficacement ». Ce qui n’est pas forcément l’avis de Vigipol. Le géographe présenterait-il lui aussi des troubles de la mémoire ?

A un jet
Le Tribunal de Rennes a rejeté la requête en annulation d’Eau et Rivières, autorisant l’implantation d’un élevage de 3480 porcs à Trébrivan (29/03/18). Pour les juges, l’association n’établit pas que le plan d’épandage présente des dangers pour l’environnement. Sur le papier non. Pourtant le 24 avril dernier, 100 000 l de lisier étaient déversés « accidentellement » dans la rivière du Jet près de Quimper. Une buse aurait lâché. Récidiviste, l’exploitant n’est plus à un jet d’urine près. Dont act Mrs les juges.

Fluides
Les élus regroupés au sein de « Cœur d’Emeraude » en ont ras-le-bol de l’inaction de l’Etat pour le désenvasement de la Rance (Le Télégramme, 04/04/18). Il avait pourtant dévoilé un plan d’action à partir de 2018. Mais pour l’instant rien n’est lancé, faute d’avoir les sommes nécessaires. En jeu, la création d’un futur parc naturel régional. Sous pression, les élus ont décidé d’aller jusqu’au bout. Avec l’Etat, les vases communicants ne sont jamais fluides.

Conservatrice ?
Les anciens locataires de l’Ile de Quéménès ont déposé une marque du même nom, autour des produits et services dispensés sur l’Ile (Le Télégramme, 14/04/18). Le Conservatoire du Littoral, propriétaire de cet espace public, leur a demandé d’y renoncer. Cette marque fait suite à une situation de crise et « pour protéger le fruit de notre travail » Avance le couple qui souhaite la céder. La direction ne serait-elle pas trop conservatrice dans sa gestion des conflits ?

Asphyxiés
En septembre prochain doit s’appliquer la énième Directive Nitrate (Ouest-France, 24/04/18). Les syndicats agricoles ont été invités à participer à la concertation mais la FRSEA a décidé de quitter la réunion organisée par la Dreal car aucune de leur proposition n’a été retenue. « On nous rajoute encore plus de réglementations », déplore les syndicalistes, asphyxiés par la paperasse, à l’image des plages bretonnes pendant leurs marées vertes.

SCoT ?
Le Tribunal administratif de Rennes a annulé en partie le PLU de Crozon (Le Télégramme (16/05/18). Il permettait de densifier des hameaux contrairement à ce que précise la Loi Littoral qui n’autorise pas la construction, même en continuité avec d’autres. Sauf que la commune a crée son PLU en se basant sur le SCoT du pays de Brest, document également illégal au regard de la loi. « SCoT un jour, SCoT toujours ? », devise des scouts que fait sienne le syndicat mixte brestois.

Pilule
Un médicament a été retrouvé dans un produit « Le gaulois », réchauffé par une famille de Guidel (Ouest-France, 18/05/18). Au moment de déguster le poulet pané, l’enfant est tombé sur une gélule, sans l’avaler toutefois. Avertie, la société LDC cherche à comprendre. De son côté la grande surface, où a eu lieu l’achat, n’a pas attendu pour retirer les produits des rayons. C’est vrai que depuis l’affaire Lactalis, la pilule a du mal à passer.

Quarantaine
L’Europe a décidé de dépêcher en Bretagne une commission pour enquêter sur le maïs chargé de phosphine (Le Télégramme, 15/05/18). L’association des victimes des pesticides de l’Ouest, à l’origine du scandale, a reçu le soutien d’Eva Joly. Elle reproche au Préfet du Finistère une décision opaque autour de la levée de quarantaine du maïs. L’affaire pourrait être portée devant un Juge pénal. Pour cela, il faudrait mettre aussi le Préfet en quarantaine avant qu’il ne soit chargé de classer d’autres affaires ailleurs.

Plein air
Plouzélambre a connu un face à face tendu entre défenseurs de l’environnement et un éleveur  qui a obtenu l’autorisation d’implantation d’un poulailler industriel (Le Télégramme, 16/05/18). C’est le choix du terrain qui pose problème, situé à proximité d’un lieu sensible aux marées vertes. « C’est la porte ouverte à d’autres installations de ce type », martèlent les opposants. les portes ouvertes pourraient être effectivement une solution pour avoir des poules en plein air.



lundi 16 juillet 2018

Relevé bâches agricoles - dépôts sauvages

A la demande de Laurent Colasse de l'association SOS MALdeSEINE (Rouen), le relevé ci-dessous a été adressé au Ministère de l'environnement afin d'introduire dans les travaux et les réflexions en cours sur les dépôts sauvages constitués de matière plastique, la problématique de l'abandon, et donc de la gestion, des bâches agricoles dans l'environnement. Relevé non exhaustif. Territoire : Presqu'île de Plougastel-Daoulas.
Cette demande fait suite à l'article paru dans l'édition du Télégramme du Jeudi 28 juin 2018



















lundi 4 juin 2018

Ferrand and co, tueurs d'abeilles

Ce matin à lindouar, pendant que je coupais quelques feuilles de consoude à l'usage d'un purin, je m'interrogeais sur plusieurs points concernant la décision de parlementaires et du gouvernement Macron de maintenir l'usage du glyphosate. 
D'abord, sans remettre en cause la bonne volonté des organisateurs, je m'interrogeais sur l'efficacité des appels à rassemblements citoyens pour tenter de mobiliser au-delà des apiculteurs et des militants environnementaux. Je pense que ce type de manifestation est désuet et n'apporte plus les résultats escomptés. Il me semble que la population est informée du sinistre en cours. Il me semble que des médias relaient cette information. Il me semble que le législateur ne l'ignore nullement. 
Que se passe-t-il alors ? Il me semble que comme Mr Hulot l'affirmait, dans un remarquable éclair de lucidité, peut-être pour justifier sa place au sein de ce gouvernement ou plus simplement pour alléger sa conscience, que tout le monde s'en fout ! Tout le monde se fout de la disparition des insectes et notoirement des pollinisateurs. La résignation n'a pas non plus de domaines. La campagne se meurt pendant que la ville se goinfre. Et ce ne sont pas quelques ruches sentinelles perchées sur les toits qui inverseront la tendance. 
Je m'interrogeais également sur le buzz de Sandrine Le Feur, députée de LaREM de la 4ème circonscription du Finistère qui déclarait hors micros et caméras que Stéphane Travert était un "salaud", à propos de l'amendement rejeté sur le glyphosate (voir article du 29 mai http://ddlabeillaud.blogspot.com/2018/05/glyphosate-on-marche-sur-la-tete-mme-le.html). Ca parait tellement évident que face caméra, elle aurait tenu les mêmes propos ! C'est souvent qu'une députée traite de "salaud" un membre du gouvernement, issu de la même majorité, devant un panel de journalistes. Quand je vois le nombre de personnes qui l'encouragent : "Oui, bravo, elle a raison !", je peux comprendre que tout le monde s'en fout ! D'ailleurs ce ne sont pas les quelques syndicalistes de la Confédération Paysanne qui applaudissent le discours public de Sandrine Le Feur, improvisé dans la rue, qui inverseront la tendance (bis). (Si je peux me permettre une parenthèse, et à regarder de plus près, l'augmentation des surfaces agricoles cultivées en bio n'a pas empêché l'hécatombe prononcée de la biodiversité. Le modèle proposé présente certainement plusieurs failles systémiques, je pense notamment à la tolérance de la mixité dans les conduites végétales).
Mais en premier lieu celui qui se fout royalement du silence des campagnes c'est bien notre cher député de la 6ème circonscription du Finistère, Mr Richard Ferrand. Il se fout des rassemblements citoyens. Il s'en fout des commentaires de Sandrine Le Feur. Lui, il vote contre l'interdiction du glyphosate dans la Loi Alimentation. Lui c'est une petite gâchette de Macron, une petite frappe, un tueur d'abeilles ! 
Alors je me demandais ce matin à lindouar, comment faire savoir que Ferrand est un tueur d'abeilles. Comment me rendre devant sa permanence de député à Châteaulin ?
Quoique peu occupé par mes activités de plein air, je fus interrompu par un appel de Joséphine (une amie de Plougastel que l'on appellera comme ça). Embêtée par une voiture en panne, elle me demandait si je pouvais l'accompagner jusqu'à son lieu de travail qui se trouve à Châteaulin. Quelle heureuse coïncidence pour quelqu'un qui ne croit pas au hasard. Je motorisais donc Joséphine jusqu'à Châteaulin, qui devint alors une complice bien utile pour jeter mon dévolu sur ce monsieur insignifiant. Et autant que faire ce peut, je rendais aussi responsable la section locale de PS qui décida d'apporter son soutien à la députation de ce monsieur insignifiant. 
Richard Ferrand = tueur d'abeilles !



dimanche 3 juin 2018

L'agonie humaine


Le temps de l'agonie humaine surgit enfin ! Car à travers le monde les masques finissent par tomber et l’anonymat des bureaux feutrés laissent place à l’horreur des rires crispés, les joues bouffies par la luxure et le saupoudrage d’une poussière fardée.

La mémoire des crasseux nous servira de guide face à la servitude des postures, dont les propriétaires sur leur séant postérieur siègent, séance tenante, autour de nos sépultures. Les charognes déglutissent nos essaims. Jamais rassasiés, ils avaleront jusqu’à nos derniers soupirs, nos ultimes rêves d’harmonie. L’orgueil Marche sur nos forteresses pudeurs, dessinant le visage de Jupiter. 

Ils volent auréolés de leur prétendue victoire de croissance. Mais ne le voient-ils pas : La cène d’une abeille posée sur une fleur est plus vaillante que l’agitation démesurée de leurs courbes profits. La légitimité de l’inceste pouvoir ne vaut rien. Son regard s’est détourné des mains galeuses préférant le gant de la rente privée.

Ils sont tel un virus et se reproduisent dans l’infini, le clonage existe déjà mais ne trouve qu’un néant d’excitation chez le clown. Le poète accourt et au cou du clown secoue ses brelans pour l’appel des sentinelles, sempiternelles bataillons sans armes ni armures, tout juste, un potimarron en guise de potager.

Ils sont Ridicules. Ils l’ont toujours été, comme hiver. Leur cupidité asphyxie le peu d’humanité qu’ils transpirent, mouillant leur souillure façade. Leur rang les rend inoxydable, indéboulonnable, indécrottable. Croient-ils ou croassent-ils plutôt les badauds jetés dans les rameaux, d’infortunés perchés dans les arbres ?  Sont-ils, ces tueurs de bestioles, si peu concernés par l’existence de la diversité à tant regarder leurs beaux atours ? Leur tour est si haute qu’ils ne nous voient pas. Et bien tant mieux, car nous agirons comme une multitude de visages, munie d’une seule mutinerie flamboyante : la dignité !


Et ce n’est pas une escadrille de soldats plombés qui anéantira la trace d’espadrilles alors caoutchoutées. Nous aurons raison de leur noyautage, à grands coups de blettes. La force cédera car elle n’a pas l’habitude d’un habit de pluie, d’un abandon de soi dans l’indifférence du confort ouaté. Goutte après goutte les landes y creuseront leur sillon, Le froid, inexorablement, se glissera dans leur fêlures lassitudes. 

mardi 29 mai 2018

Glyphosate : on a marché sur la tête, Mme LE FEUR !

On a marché sur la tête, quoique, on pourrait marcher sur la lune à force de vouloir nous faire avaler des godillots  

Madame LE FEUR,

si cela ne vous offense guère, je me permettrais de vous appeler Sandrine, car comme il est convenu chez les bios, on est cool !

Sandrine, vous êtes la députée de la  4ème circonscription du Finistère pour le compte de LaREM. Bravo ! Une élue qui dans le civil pratique l'agriculture biologique et qui rejoint les rangs du libéralisme et des lobbyistes de l'agriculture industrielle, vous faites preuve sans aucun doute, d'originalité. Vue de ma position, je ne peux qu'approuver. 


Sandrine, vous êtes responsable du projet de loi EGALim (les Etats Généraux de l'Alimentation). J'ai écouté votre discours (sisi !) pour le lancement des débats dans l'hémicycle de l'assemblée nationale du 22 mai dernier. Encore Bravo ! Vous évoquez, ma chère Sandrine (3'30), je cite : "l'urgence sanitaire et l'urgence environnementale". Arrêtez ! Je n'en peux plus ! Je deviens votre premier fan ! 

Discours d'introduction à la séance publique EGAlim

Mais continuons d'écouter votre discours avant que je me perde complètement dans l'euphorie. 4'10 : "Nous devons tous et toutes prendre nos responsabilités : membres du gouvernement, etc, etc". Vous avez entièrement raison, il n'y a que par l'exemple que les mentalités évoluent. Tenez, prenez le Ministre de l'Agriculture Mr Stéphane Travert. Mais on y reviendra plus loin. 

Alors quoi d'autres ? Ah ! 30 secondes plus tard : " Des engagements à blabla, blabla,... A une réduction des produits phytosanitaires". Je ne peux que reconnaître votre courage. Enfin une élue qui "en a dans le pantalon", si vous me permettez cette expression triviale, et qui prend le temps de déclarer que figure dans la proposition de loi, la question de l'usage des pesticides; comme le glyphosate ? 

D'ailleurs pour revenir à l'hémicycle, Mr Travert semble à l'image bien enthousiaste à l'écoute de votre discours. Non... Mais, s'il tapote sur son portable, c'est surement pour prendre des notes. Il a déjà bien pris conscience de l'urgence environnementale dont vous faites si justement allusion. Tout comme votre cher président de la République d'En Marche qui réaffirmait que le glyphosate sera interdit "au plus tard dans trois ans". 

Quoi ? Qu'est ce qu'on apprend, 1 semaine après votre discours, sur le site de Mr Travert ? Le ministre de l’Agriculture assure sur son site que l’interdiction du glyphosate n’a « jamais figuré dans le projet de loi ». Selon Stéphane Travert, « il existe un amendement, déposé par un député, qui n’a pas été adopté en commission ». Propos tiré de l'article de Guillaume Lacquot de "Public Sénat".

A l'avenir, si vous voulez obtenir des informations précises, demandez à Guillaume, lui il sait ce qui se passe réellement. Oui, vous avez fini par l'avouer vous même : Stéphane Travert est un salaud ! Travert que vous traitez de la sorte, ça doit vraiment vous rester en travers de la gorge ! 

Ce Travert qui est membre du gouvernement et qui a pris la pleine mesure de l'urgence dont vous parlez. Oui mais pas la même que vous, Sandrine, l'urgence de mettre des pare feux, afin d'éviter que notre modèle agro-économique, si cher à votre président, soit abandonné à d'autres marchés, à d'autres concurrents. 

A ce jeu-là, ma pauvre Sandrine, vous êtes à la fois victime et responsable. Victime, car vous vous piégez seule dans un monde politique sans moralité ni scrupules. Mais également responsable car vous participez à l'affaiblissement et l'amoindrissement de vraies valeurs portées par de véritables défenseurs d'une agriculture saine et paysanne, du maintien de la biodiversité dans leur champ et leurs pâtures,.... 

N'abandonnez rien Sandrine comme vous me le faisiez remarquer dans un échange que nous avons eu sur facebook en février dernier. N'abandonnez surtout pas l'agriculture industrielle de la FNSEA, et des firmes chimiques comme Monsanto. 

Vous avez déjà perdu, Mme la députée. Je n'ai plus qu'à vous conseiller, ma charmante Sandrine, de retourner dans vos parcelles. L'air y est moins vicié. Et vous y êtes si jolie...
S. Le Feur. Vous pensez que du jour ai lendemain on doit abandonner l'agriculture industrielle?

Laisser des milliers d'agriculteurs à l'abandon uniquement parce qu'ils ne partagent pas ma vision de l'agriculture que je soutiens et pratiquent.

Moi non on doit les aider dans cette transition ne pas les abandonner leur montrer le bon chemin de l'agriculture paysanne
vous n'êtes pas une ennemis, vous faites erreur, à mon avis
Et les salariés de l'agro industrie pareil il faut une transition et adapter le système vers l'agriculture paysanne

Mais cela ne se fait pas du jour au lendemain
Au plaisir de vous voir!

je ne soutiendrai pas les productivistes qui sont les premiers fossoyeurs de l'agriculture alors déjà le système productiviste que vous soutenez est le premier destructeur tant les exploitants (agrandissement) donc de l'emploi agricole déjà pas très attractif, destructeur de nos paysages, destructeur du sol, de l'air et de l'aliment. Vous croyez sérieusement que vous allez les faire revenir à une agriculture paysanne, vivrière et respectueuse de l'environnement ? Je mets ça sur le compte de votre jeune âge en politique
dites leur aux agriculteurs ce qu'ils en pensent d'un monde agricole sans machine ni tracteurs
ensuite les salariés de l'agro-alimentaire. chacun fait le choix qui s'impose à lui. ce n'est pas moi qui traite les salariés d'une salaisonnerie ou d'un abattoir d'illettrés... je ne voudrai ne pas connaître les conditions de travail de ces femmes... ce n'est pas moi qui empoisonne à leur insu le personnel, ce n'est pas moi qui provoque des patho pro et que même votre cher président se moque de la pénibilité au travail et la reconnaissance de départ à la retraite anticipée
et les cadences infernales, les 2 ou 3 x 8. et la pression des sous chefs ? l'humiliation ?
l'agro industrie est ses magouilles alimentaires, combien d'exemple !
trop de sel, trop de sucre, trop de colorant nocif ou de spartarme... c'est ce joyeux monde que vous voulez voir évoluer ? L'obésité augmente en france. c surement à cause du radis noir ou du tampinanbour.
vous devriez en tant qu'élue soutenir et motiver à un retour à la terre, au bien être animal, à la diversité des cultures, au maintien et retour de la biodiversité à l'agroécologie. Il y a tant à faire que délibérément ou pas vous décidez de regarder ailleurs et de collaborer avec ceux qui ne vous trouveront pas de solutions pour une véritable transition
savez vous que d'après des chercheurs, le sol breton se meurt ? Moi sur mes buttes, j'ai plongé ma main dans un fratas de ver de terre, quelle joie de les voir se dandiner sur la butte ! ils sont le garant d'un potentiel cultural, sans engrais, ni intrants chimique, pas de mécanisation...
les garants
et pour finir, l'agriculture que vous tenterez de faire changer est préjudiciable à l'ensemble des paysans du monde (les petits paysans sont majoritaires mais écrasés par la mondialisation et les multinationales comme monsanto). Cette agri hyper subventionnée vient rivaliser avec les denrées produites sur place, entraînant la disparition de semences et de plants indigènes. Comptez pas sur moi pour vous aider dans l’homogénéisation qui arrange bien les affaires des actionnaires !

vendredi 20 avril 2018

Réfection municipale à Plougastel-Daoulas

En septembre dernier, je publiais un article sur ce blog, intitulé "T'es Cap ou pas Cap - Lanceurs d'alerte", article qui tentait de réveiller les consciences sur les carences observées, à propos d'un certain nombre de sujets à Plougastel, et notamment sur l'approche d'une gestion environnementale appropriée en adéquation avec nos obligations de sobriété. 
6 mois après sa parution, après quelques rencontres sans lendemain, un hiver trop long, plus de 400 personnes ont lu cet article. Dois-je conclure que le sujet des élections municipales intéresse ? Ou est-ce la réputation sulfureuse de son auteur qui intrigue le lecteur ? je ne saurais dire. Toujours est-il que, dans cette période d'un printemps enfin rassasié par la lumière et la chaleur, je suis en mesure d'annoncer que d'autres "illuminés" rejoignent l'idée de former un groupe de réflexion sur des thèmes qu'il est plus que temps de traiter. 

Déjà en 2014...


La proposition est simple : il s'agit de monter une équipe efficace, avec une méthode pour obtenir des résultats. Certains de ce noyau de départ ont déjà montré leur efficacité en matière de protection de l'environnement, et je serai tenté d'écrire, avec une véritable légitimité. Qu'en est-il vraiment ? Il s'agit de demander aux éluEs de respecter les règles et de les faire appliquer et dans le cas contraire de soumettre les contrevenants à des sanctions. Il est quand même incroyable que des citoyens vigilants, qualifiés "d'intégristes écolo" par le maire Dominique Cap, demandent à ce que des éluEs respectent la loi ! Sinon que se passe-t-il ? Et bien ces personnes deviennent hors-la-loi, et c'est inacceptable quand on prétend appliquer les premiers principes fondamentaux de la représentativité publique. Il n'est pas concevable que des éluEs entraînent leurs administrés dans une duperie municipale volontairement fomentée !
Donc à partir de ce constat, puisque nous savons qu'il n'y a pas que des questions environnementales à traiter à Plougastel, pourquoi ne pourrions-nous pas prouver notre efficacité dans d'autres domaines, avec de nouvelles méthodes de gouvernance, afin d'obtenir des résultats ? Gestion des déplacements, de transport collectif et de voirie, assainissement et pollution, art et culture, économie sociale et solidaire, habitat et ruralité, aménagement énergétique autonome, littoral et gestion des ports, tourisme vert, salubrité publique et principe de précautions (compteur linky,...) agriculture biologique,...
J'entends souvent des personnes prétendent que je suis impopulaire (entre nous, je pense que 80 % de la population de Plougastel, ne connaît pas mon existence, ce qui en soi est relativement regrettable). Soit. Il est donc impopulaire de faire respecter la loi ? Je l'assume pleinement. Je la trouve dans ce cas précis, complètement légitime quand on voit comment l'ensemble des éluEs confine leur mandat au silence, de crainte justement d'être impopulaires. Et puisque j'assume pleinement cette impopularité, il n'est donc pas question de transiger avec les autres aspects de notre "bien vivre ensemble", et c'est ce qui fera tout l'intérêt de ce groupe, dépourvu de toutes influences partisanes. 
D'autres tentatives de rassemblement existent sur la commune et notamment à travers l'association "Ensemble A Gauche". Je ne vais pas faire plaisir en disant que le projet initial est mort-né. Déjà parce qu'il a commencé par exclure au lieu de réunir, qu'ensuite le rassemblement de toute la gauche est un échec et qu'enfin leurs représentants ont laissé rentrer dans la bergerie des personnes de LREM, au détriment, malheureusement de ceux et celles qui justement portaient des valeurs de gauche. A mes yeux, cette association n'a plus de légitimité. Elle est devenue la caisse enregistreuse de pratiques néo-libérales, dangereuses pour l'ensemble des services publics. Chacun, dans ce groupe, devra faire un bilan de conscience le moment venu, sachant qu'il n'est jamais trop tard pour se raviser. 
Donc cette proposition est lancée. A vous de la saisir. Elle deviendra une réalité quand nous serons plus nombreux à la porter. Certainement pas pour nous, mais pour tous ceux et celles qui viendront après, afin de tenter de leur laisser une opportunité de ne pas trop subir l'irresponsabilité d'éluEs, incapables de se renouveler.
Une dernière chose. Je n'épargnerai pas ceux et celles qui m'imaginent vouloir jouer le premier rôle. Qu'ils gaspillent leur énergie dans des circonvolutions d'escargots (de Quimper, de préférence), ils en seront davantage déroutés.

mardi 17 avril 2018

Y a de quoi ce marais ! Unnek


Scribes d'humeur partiellement publiés dans la revue d'Eau et Rivières de Bretagne, avril 2018



Bernard Poignant, ancien maire de Quimper




Déchanter
Le passage de la tempête nommée « Carmen » a provoqué de nombreux dégâts, à l’exemple du littoral de Gâvres (Ouest-France, 03/01/18). C’est en effet la seconde fois qu’un pan entier de béton s’est désolidarisé de l’ouvrage, sensé renforcer la protection de la digue. Au rythme où va la succession des tempêtes hivernales en Bretagne, il y aura encore de quoi déchanter.

Déchanter bis
Dans les terres aussi, « Carmen » a soufflé fort près de Pont-Aven, au point d’emporter trois poulaillers, dont un qui a fini sa course sur la RN165, au niveau de Quimperlé (Le Télégramme, 03/01/18). « Au total, nous avions 6800 volailles. Seules 900 d’entre-elles ont été épargnées », raconte l’éleveuse. Sort funeste d’une batterie de cantatrices subissant le même sort que l’héroïne de l’opéra de Bizet.

Débêtir
Un agriculteur de Lanvellec a été condamné par le Tribunal de Guingamp pour maltraitance animale (le Télégramme, 14/01/18). Les agents de la Préfecture évoquent une situation exceptionnelle avec plus de 70 bêtes maltraitées, décharnées, décédées faute de nourriture. Il lui a été interdit de détenir tout animal et devra s’acquitter d’une amende de 500 euro. Au regard de la situation psychique de l’agriculture, c’est un moindre mal pour le débêtir.

Forts
L’abandon du projet d’aéroport de NDDL a suscité de nombreuses réactions (Ouest-France, 19/01/18). Dans le Finistère, les acteurs économiques n’ont pas contesté la décision du gouvernement. Avec un bémol par la déclaration de l’ancien maire de Quimper, Bernard Poignant : « Dans une démocratie, force doit rester la loi ». Dommage que la République doive se passer d’hommes forts comme Mr Poignant, si vite contraint à l’inutilité.

Des fois
La Préfecture de Morbihan a ordonné l’abattage de 25000 canards suite à la détection d’un virus pathogène dans trois foyers différents (06/02/18). « Il est dit pathogène car il ne déclenche pas de symptômes », précise un vétérinaire. « Les causes de ces foyers sont difficiles à déterminer », explique de bonne fois le Préfet qui a demandé le confinement des palmipèdes, dès fois que des canards ne finissent à la fois confit et en filet. Foi de Préfet, ça n’arrivera pas !

Mauvaise pub
Rennes Métropole a décidé il y a un an l’installation de panneaux publicitaires numériques en remplacement des panneaux classiques avec du papier et mobilisant du personnel (Ouest-France, 05/02/18). Un collectif de Résistance à l’Agression Publicitaire a tenu à faire connaître, lors de rassemblements, son désaccord, avec le slogan : « Cet écran consomme plus que votre foyer ». C’est une bien mauvaise pub faite à la sobriété énergétique, en effet.

Grillées
Le Marché du porc breton à Plérin subit une nouvelle crise des cotations (Ouest-France, 02/02/2018).  Les enseignes Leclerc et Intermarché ont bien tenté d’enrayer la chute des cours mais les grands opérateurs, comme Cooperl, leurs sont rentrés dans le lard et ont refusé de suivre la cotation de Plérin, référence nationale pour le prix du cochon. Décidément Plérin n’a plus la côte et comme le cochon, les enseignes se sont faits grillées la politesse.

En substance
La Baie de Paimpol a été interdite à la pêche aux coquillages en février dernier par le Préfet du département (Le Télégramme, 05/02/18). En cause, le dysfonctionnement des stations d’épuration de plusieurs communes. Déjà en 2016 Eau et rivières de Bretagne avait saisi le Tribunal pour « déversement de substances ». Le terme convient pour parler de quelque chose en gros. Sans rentrer dans le détail c’est excrément délicat comme sujet à manipuler.

Coucou !
Afin de mettre la pression sur les orientations issues des Etats Généraux de l’Alimentation, les jeunes agriculteurs et leurs aînés de la Fnsea ont lancé des opérations de blocages, de contrôle des prix et de déversement de déchets, comme à Ploudaniel devant le siège d’Even (Ouest-France, 07/02/18). Des plaques d’amiante ont été repérées. Afin de laisser la responsabilité à d’autres, ces agriculteurs agissent comme une espèce parasite.

Egal
Sandrine Le Feur, députée LREM du Finistère, a été nommée responsable du texte de la loi EGAlim sur l’agriculture et l’alimentation (Le Télégramme, 16/02/18). « C’est un projet pour une alimentation saine et durable », dit-elle. L’étiquetage des produits est une priorité. « Imaginez une application qui indiquerait si des pesticides sont autorisés ou non en France ». Donc on saura s'il y a des pesticides interdits sur des produits sains que l'on commercialise… Ca doit lui être égal de faire de telles déclarations.

Pas responsable
Le Tribunal administratif de Rennes a condamné l’Etat pour « carence dans la prévention et la lutte contre les algues vertes » (Ouest-France, 16/02/18). Il devra verser plus de 500 000 euro à l’Armor Saint-Brieuc Agglomération. En 2014, l’Etat avait déjà accepté de payer l’équivalent de cette somme, en échange de quoi, la collectivité retirait son recours. Condamné mais pas responsable, on a connu ça dans d’autres dossiers puants.

En Vrac
Le Préfet du Finistère prenait la décision en mars d’interdire la pêche récréative et commerciale de tous les coquillages sur la zone de l’Aber Wrac’h (Ouest-France, 03/03/2018). Il était également recommandé de se rapprocher de son médecin en cas de troubles digestifs.
Les bretonnants plus prudents, savent que Wrac’h signifie en « Vrac », et s’aventurent moins sur ces plages.

Des pains
Un apiculteur du Morbihan s’est fait lamentablement agressé par deux individus, surpris à piller ses ruches (Ouest-France, 04/03/2018). « Ces personnes recherchent des reines » Expliquent la gendarmerie. « 61 ruches ont été détruites sur 220 au total », souligne la victime qui a lancé un appel à dons pour trouver des fonds, « Je donnerai du pain d’épices ou un pot de miel ». En matière de pains, cet apiculteur s’y connaît, surtout dans la gueule.

lundi 9 avril 2018

C'est la butte finale ! Permaculture à lindouar

Le Jardin baroque de lindouar - An dre - Plougastell-Daoulaz

Je vous propose de découvrir les différentes étapes de la réalisation de buttes en permaculture, selon la méthode en lasagne adaptée au milieu et en fonction de mes connaissances.

Entre le début des travaux en octobre 2017 et l'ultime phase en avril 2018, les vers de terre se sont multipliés dans ce fatras de matière en décomposition.





Principalement du bois en décomposition posé directement sur le sol

Atelier copeaux de bois

Enfouissement des mottes de terre entre les branches


Ici on aperçoit différentes couches : fumier, goémons, copeaux, tonte/feuilles

Retour à l'ouvrage en avril. Couverture de la butte avec un reste de compost et de la terre végétale

Repiquage des fraisiers terminé
Broyat de Miscanthus giganteus

Pourquoi ne pas enfouir le sous bassement avec le bois ? Terrain compact (malgré les adventices, je recherche une terre plus meuble le long des talus). la butte est rehaussée d'autant et donc un maintien physique prolongé. Au besoin, rajouter du compost, du mulch à la fin des cycles de production des fraisiers pour compenser la décomposition des matières organiques.

Le miscanthus présenterait plusieurs avantages : paillage, contient de la silice (capteur de lumière et donc de chaleur), abrasif pour les limaces, ralentit l'invasion des adventices et présente une décomposition longue.









dimanche 1 avril 2018

Kervenal, les expressions de la discorde

"Quand la force occupe le chemin, le faible entre dans la brousse avec son bon droit". Proverbe africain. 
Je me suis posé la question de savoir par quel biais je pouvais traiter la situation de l'élargissement du chemin de kervenal à Plougastel-Daoulas, chemin qui cristallise les tensions entre les défenseurs de l'environnement et les pourfendeurs du développement borgne de l'économie, et ceci depuis la fin 2015. 
Le chemin de Kervenal
Chemin faisant, j'ai fini par choisir le pittoresque à travers les innombrables expressions comprenant le mot "chemin". Il me paraît évident que je me mets au service de ceux que l'on qualifie de "sentinelles de l'environnement", au premier rang duquel je me trouve, pour disqualifier ces malheureux natifs, frustrés, voire coléreux de constater que des écolos "salafistes" (propos entendus), au premier rang duquel je me trouve une nouvelle fois, leur ont piqué la vedette et viennent perturber la quiétude de leur bon droit. Droit du sol que pourtant le maire de la commune, Dominique Cap, leur accorde, en dépit du droit environnemental qui devrait surseoir le droit du sol. Ces règles environnementales bafouées allègrement dans le plus grand mépris par celui-là même qui en est le garant. 
Et puisque je cite Dominique Cap, commençons par lui : "L'orgueilleux aimera mieux se perdre que de demander son chemin" (Charles Churchill). En tant que chef de file, Dominique Cap compte de nombreux compagnons de route sur ce point. Il n'y a qu'à voir l'allure altière de ces valeureux partisans de l'élargissement du chemin ainsi alignés pour la photo parue dans la presse locale (voir ci-dessous).
le maire affirmait alors (dès le début 2016) que les travaux d'élargissement étaient devenus la priorité number one de BMO, compte tenu de la dangerosité du chemin. “Pour aller où tu ne sais pas, prends le chemin que tu ne connais pas.” (Julien Delacroix). Or il apparaît à la lecture des rapports de gendarmerie, qu'aucun accident est à déplorer sur cette portion de voie. “Vous cherchez le bonheur, pauvres fous ? Passez votre chemin : le bonheur n'est nulle part.” (Louise Michel). Ce qui en soit expliquerait la frustration de ces messieurs : la quête du bonheur barrée net par des escargots de Quimper, protégés par la loi ! Forcément, ils ne devaient pas savoir que “L'extraordinaire se trouve sur le chemin des gens ordinaires.” (Paulo Coelho). 
Dès lors, le porteur de projet, qui n'est autre que Brest Métropole Océane, s'est trouvé dans le devoir de soumettre un recours à la destruction de zones humides, avec obligation de compensation, devant le SAGE Elorn. Or l'examen du dossier soumis à consultation est révélateur puisque aucun élément irréfutable n'a été présenté. Au contraire, et de façon étonnante, la seule argumentation a été l'existence d'une pétition, dont le texte n'a pas été communiqué. Brest Métropole se contente d'extraits d'articles de journaux (voir ci-dessous) qui d'ailleurs détaillent la façon dont les signatures ont été obtenues en bloquant les usagers du chemin de Kervénal. Brest Métropole surenchérit en décrétant d'ailleurs que les « extraits de la presse locale illustrent les besoins exprimés par les usagers ». Comme norme juridique, c'est loin d'être recevable. “La droiture humaine n'est pas le chemin le plus court pour arriver au but.” (Stanislaw Jercy Lec)


A l'instar de BMO, la municipalité a fait preuve de complaisance en gonflant délibérément les chiffres du trafic routier, arguant dès lors le principe de l'intérêt général, cherchant surement à écourter les délais pour le début des travaux et se passer de mesures environnementales. “Il vaut mieux suivre le bon chemin en boitant que le mauvais d'un pas ferme.” (Saint Augustin)
Dans son bon droit, BMO a fini par déposer auprès de la Préfecture du Finistère une demande de dérogation pour destruction d'espèces protégées. Sans grande surprise, le Préfet a donné un avis favorable à cette dérogation par un arrêté publié en janvier 2018. Sur la mise en œuvre et au vu de la façon dont les choses ont précédé cet arrêté, l'association "A quoi ça serre" que je préside, exprime de fortes craintes sur le respect des mesures prévues par le préfet. Les articles posent question dans leur réalisation effective. En effet le Préfet agit comme s'il n'avait pas tenu compte du fait qu'initialement Brest Métropole et Plougastel-Daoulas ont totalement méprisé les règles de droit. Si de nouvelles règles sont édictées sans s'assurer qu'elles seront appliquées, quelle est leur portée si aucun contrôle n'est prévu ? “L'homme cherche à oublier où le chemin conduit. ” ( Héraclite)
"A quoi ça serre" a donc finalement déposé un recours hiérarchique auprès du ministère de l'écologie pour demander purement et simplement l'abandon des travaux d'élargissement du chemin de kervenal, car rien ne viendrait justifier sa disparition et surtout pas pour le bon vouloir de quelques serristes, agacés, qui utilisent quelques gros matériel roulant. Ne pourrait-on pas, comme en présage, les prévenir que “Tout chemin aboutit au même point : la désillusion.” (Oscar Wilde)