La permaculture en douceur à lindouar

La permaculture en douceur à lindouar
Butte Xavier Grall

mercredi 19 septembre 2018

Loi alimentation : mais où est passée Mme Le Feur ?

Mais où est passée la députée jupiterienne de Morlaix, Sandrine Le Feur ? Où trouve-t'on de nouvelles déclarations de l'élue sur la loi Alimentation dans les médias ?

Je vous arrête de suite; n'allez surtout pas supposer que je fais une obsession, type misogynie sur cette charmante personne ou que je décortique l'emploi du temps de l'élue pour la suivre à la loupe. Non. Je m'interrogeais soudainement sur le rôle qu'elle jouait encore dans l'élaboration de la Loi alimentation ou appelée autrement la loi EGAlim. Parce que, qu'en même ! Le texte de loi est revenu en seconde lecture à l'assemblée nationale le 12 septembre dernier et que j'ai beau chercher, le nom de la responsable désignée comme telle de l'élaboration de ce texte n'apparaît plus dans les dernières parutions des médias. https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/sandrine-le-feur-nommee-responsable-du-texte-de-loi-egalim-14-02-2018-11852077.php
Pas un commentaire ni un texte récent d'ailleurs sur sa page facebook, ni sur son site officiel. Rien. Pas une référence au passage de la loi à l'assemblée http://www.sandrine-lefeur.fr/
Enfin quand même ! Rappelez vous, Sandrine Le Feur était celle qui, avec son collègue Matthieu Orphelin, avait soutenu l'interdiction de la commercialisation du glyphosate dans la loi Alimentation, signée par 70 députés, en mai dernier. Sandrine Le Feur était cette rebelle qui avait lâché devant une caméra, certes à son insu, à la découverte d'un tweet mensonger de Stéphane Travert : "Quel salaud !". https://www.francetvinfo.fr/monde/environnement/pesticides/glyphosate/video-le-salaud-une-deputee-lrem-decouvre-en-direct-une-declaration-du-ministre-stephane-travert_2774188.html
Qu'est donc devenue cette frêle combattante emportée par l'euphorie  ? Celle qui portait haute la culotte de la fronde des bestioles, celle qui ne vacillerait pas face à l'impétueux ministre de l'Agriculture ?
Alors, j'ai fini par prendre le temps de consulter son activité à l'assemblée et sa présence au sein de l'hémicycle. Effectivement, elle participe à quelques séances et  intervient sommairement sur des sujets comme... l'huître. C'est vrai que l'huître peut aussi souffrir de l'usage du glyphosate, c'est vrai... Sauf que le plus curieux reste ce passage en séance sur un amendement débattu par les députés :

"Cet amendement vise à rétablir une mesure adoptée en première lecture par l'Assemblée nationale : la mise en place d'un affichage environnemental des denrées alimentaires à compter du 1er janvier 2023, informant sur le mode de production et l'origine géographique, et de la mention « nourri aux OGM » si nécessaire.
Tenant compte des critiques exprimées au Sénat et en commission des affaires économiques, nous avons supprimé l'obligation de mentionner le mode d'élevage et le nombre de traitements phytosanitaires. Enfin nous proposons de compléter la rédaction de l'article en précisant les procédures communautaires conformes, ce qui permet de rappeler que le droit européen valorise ces démarches d'étiquetage des denrées alimentaires.
L'étiquetage est une attente forte des consommateurs et permettra de valoriser les produits de ceux de nos agriculteurs qui s'engagent dans une démarche environnementale."

J'ai volontairement agrandi les propos qui me paraissaient les plus étonnants. Je vous laisse apprécier. Mais je ne suis pas au bout de mes surprises. Lors de cette seconde lecture, revient la question du glyphosate. http://www.europe1.fr/politique/glyphosate-lassemblee-rejette-a-nouveau-linscription-de-linterdiction-dans-la-loi-3755936Alors que l'amendement pour réintroduire l'interdiction de l'usage du glyphosate dans la loi est défendu par un député d'En Marche, Sandrine Le Feur s'avise de prendre position en s'abstenant http://www2.assemblee-nationale.fr/scrutins/detail/(legislature)/15/(num)/1154 . 
Alors là... je tombe de mon pommier (c'est la période). Je vérifie encore des communiqués de l'AFP des 12, 13 et 14 septembre pour comprendre. Rien, décidément RIEN ! Tout juste une déclaration de Matthieu Orphelin qui explique "ne pas vouloir refaire le match" mettant en avant "les avancées obtenues", blablabla blablabla. Sandrine qui baisse la culotte ou qui la change, c'est comme on veut, qui s'excuse presque d'avoir été audacieuse.
Tenace comme je suis, j'essaye de comprendre pour avancer quelques hypothèses. Donc Travert, Ministre de la Fnsea est un "salaud".  Le Drian, lui aussi ministre, est le patron maçonnique et tout puissant en Bretagne, Ferrand est un escroc du Finistère mais un très proche de Macron, avec une énorme influence sur le troupeau d'En Marche. Je tiens quelque chose non ? Je m'avance peut-être mais on ne lui aurait pas mis une pression après sa déclaration fracassante ? Genre de fermer sa bouche et de rejoindre le troupeau ?  Faire bonne figure en lui accordant, à minima pour ne pas éveiller les soupçons, de participer discrètement à quelques amendements sur l'huître ? Je pense qu'elle a dégusté quand même. Non, pas les huîtres. 
Ca en dit long quand même sur le Pouvoir et la Démocratie.

dimanche 16 septembre 2018

Plastique : où se glisse le danger ?

Performance réalisée en 2015


Où se glisse le danger ?

Au-delà de la recherche d’une plastique artistique, que nous dévoile cette mise en scène perturbée car dénaturée ?


Au début il y a l’arbre, symbole de la puissance de l’élévation et du cycle de la vie. Mais affaissé sur le flanc, il personnifie la fragilité de la nature, contrariée par l’emprise d’une calamité écologique, aliénée par une pollution, celle du film plastique agricole. Son déracinement renvoie à la condition humaine qui se fige de façon compulsive dans une organisation urbaine, venant rompre la symbiose de l’homme à son environnement. Perturbé par sa propre futilité, il ne saisit plus l’essentiel et s’éloigne des vraies attitudes à adopter, comme le suggère l’introduction des deux personnages dans ce paysage.

On y voit un référent adulte, tout aussi bien un père, un animateur socioculturel ou bien encore un éducateur spécialisé. Il est accompagné d’un enfant qu’il surveille. Cet enfant, qui dévale sur un toboggan, peut à chaque instant chuter et se faire mal. Au demeurant, la vigilance du référent est légitime. Mais son attention n’est-elle pas détournée  du véritable danger que représente le plastique qui l’entoure et dont il a banalisé la nocivité ? 

Car en effet que devient ce plastique quand il se désagrège ? Transformé en fragment, ce plastique, avec la complicité des éléments (ruisseau, vent, …) rejoint les estuaires, file dans la rade de Brest, s’incruste en micro résidus et contribue à l’intoxication de la chaîne alimentaire. Certainement que le référent et l’enfant consomment régulièrement du poisson. Ils viennent, à leur tour, sans le suspecter, d’être contaminés par l’ingestion de plastique. A-t’on alors bien évalué le sens des responsabilités ?





Utilisation de la végétation morte. Momifier les arbres déracinés ou des branches de gros calibres. 

Le concept est de reconstruire un paysage dénaturé en replantant ces arbres au cœur de l'écosystème intact et créer un contraste entre une nature verdoyante et la souillure laissée sur place. 

L’ensemble de ces réalisations est fixé par une colle naturelle (à base d'eau, farine et de sucre). Bâche agricole récupérée sur la zone.





Foutu film

Foutu film ! Il se faufile fossoyeur
Se défile habiller le lit des estuaires
Se prélasse sous une plastique noirceur
Tel un brai résidu délavé au polymère

Squatteur, il scarifie les murets à mûrier
Se plait en plaie, une pléiade de rats du sol
Immondice famélique de peu de fraisiers
Dès lors dévore les environs de Kergolle

Opportuniste, il se tapit végétal
Rivalise et s’enracine à se fossiliser
Dans le charnier d’une chimie létale
Dans la chimère boisée des prieurés 

Outrancier, il outrepasse son sort
S’éternise dans la friche défraichie
S’abandonne atone dans le décor
Pour un temps décuplant sa gabegie

dimanche 2 septembre 2018

Terreur sur les écolos

"Petit mot de solidarité et de pensées amicales concernant l'agression dont tu as été la victime: il faut du courage pour mener des "combats de proximité" quand on est un local et qu'on s'expose directement. Je t'adresse tous mes sentiments de respect et d'admiration et si tu as besoin de de quelque soutien que je puisse apporter n'hésite jamais en m'en faire part". 
Parmi les nombreux messages de soutien et d'indignation consécutifs à mon agression sur la voie publique, le 19 août dernier, j'ai sélectionné celui de Marcel de la gare. Il résume parfaitement les crispations autour des enjeux de préservation de l'environnement au niveau local. Et si je dois relativiser cet acte de violence, le confiner à un "divertissement" (je crois avoir aussi assimiler le désenchantement dans lequel l'état des mentalités nous entraîne) c'est bien parce que je prends en compte que, ailleurs sur la Planète, d'autres, militants ou pas, s'exposent davantage à des menaces plus sérieuses, au point, même, d'en perdre la vie*. A Plougastel-Daoulas, les pressions sur des individus qui ne plaisent pas, qui dérangent ou qui ne sont pas natifs de Pontkalleg ne datent pas d'aujourd'hui et ne se focalisaient pas uniquement sur l'environnement. Malgré tout, les tensions actuelles s'agrègent indiscutablement autour de sa gestion et de sa préservation. 
logo "danger sur l'environnement", réalisé sur un morceau de bâche abandonnée dans la nature de Plougastel
Comment en est-on arrivé là ? Comment en est-on arrivé "au passage à l'acte" ? En dehors d'un déficit évident de personnel politique local efficace, téméraire et persévérant, au demeurant, déficit jamais comblé, ou alors soumis à la cause d'un expansionnisme économique bénéfique à l'emploila faute en revient avant tout à l'Etat et à des délégations régionales (Préfecture, Dreal,...). Je prends pour seul commentaire celui d'un Préfet de passage dans le Finistère qui avait ordonné aux services environnementaux rattachés à son autorité "de laisser tranquille Saveol" et donc ses adhérents, producteurs de tomates industrielles. Autrement dit, pendant plus de 10 ans aucun contrôle, sur de bonnes pratiques environnementales n'a été réalisé dans les serres industrielles de Plougastel-Daoulas. Au contraire même. Les administrations, quelles qu'elles soient, ont accompagné, ont "laissé faire", en connaissance de causes, ou pas, les dérives que l'association "A quoi ça serre" découvre et dénonce régulièrement depuis 4 ans. La nature humaine étant ce quelle est, c'est à dire un problème, se sentant alors intouchables, puissants et incontournables, des serristes ont profité de la faiblesse des autorités pour ignorer allègrement les règles environnementales (les exemples ne manquent pas) dont les premières manifestations de dépôts sauvages et de feux dans les emballages plastiques remontent aussi loin qu'existe la serre industrielle. Reconnaissons quand même que, à coup de subventions diverses et variées, des efforts ont été engagés chez des producteurs de Saveol et notamment dans le recyclage des effluents et dans la collecte des déchets exogènes agricoles (ficelles, bagues, sacs de substrat,...), et dans une moindre mesure, sur les aménagements paysagers (les mauvaises pratiques en milieu d'exploitation nous sont moins familières par manque de témoignages mais de fortes suspicions persistent sur l'usage de produits phytosanitaires interdits en France). Toutefois la cause n'est pas entendu. Encore aujourd'hui, et si notre attention se focalise sur quelques récalcitrants, faute aussi surement de maintenir une vigilance de tous les instants, ce qui en soit ne devrait pas faire défaut pour des récidivistes, le stress, occasionné par l'extension de l'activité agro industrielle sur la nature est flagrant. 
Bien entendu, la population locale est (quasi) toute acquise à la présence d'un tel pourvoyeur d'emplois, qui génère une croissance économique dont les politiques et les commerces locaux entendent profiter à leur tour, selon leur intérêt propre (la similitude peut se faire aussi avec Guerlesquin qui aurait pu être rebaptisée "Guertilly" tellement le poids des dirigeants de l'abattoir de volailles pesait sur la sociologie des habitants). A Plougastel, qui ne connaît pas quelqu'un qui n'a pas travaillé dans une serre industrielle ou "chez Saveol" ? Combien ont salué et approuvé une extension vitale face à la concurrence étrangère ? Combien se sont posés la question de son impact négatif sur l'environnement ? Peu nombreux; la grande majorité fermant les yeux sur des atteintes évidentes, se réfugiant dans l'omerta, une attitude conditionnée au "fait du roi", aux "Seigneurs de Plougastel". Il ne faut donc pas perturber les règles sociétales tacitement décernées, et que se répande, comme un poison chimique, le sentiment d'impunités (cette singularité tient peut-être au fait de la configuration presqu'îlienne de la commune). D'autres préférant surement défendre des zones humides à 3 h de routes, se donnent bonne conscience, et tout en se dotant du bon rôle, ils accusent sans agir sur leur commune, car ils s'en foutent à leur tour et veulent vivre tranquille auprès d'un voisin réputé hargneux ou avec qui ils entretiennent une relation amicale.
Dans un tel contexte local, élargi à d'autres constats qu'"A quoi ça serre" entend proposer par un éclairage non partisan, il devient difficile de se mobiliser et d'attribuer une faveur aux actions entreprises par les sentinelles de l'environnement (Eau et rivières de Bretagne me reconnaît ce statut). La tentation est forte parce que la nature humaine est ainsi faite, dans une ultime phase de médiocrité, dans laquelle cette société nous plonge, de porter atteinte à l'intégrité physique d'individu, signe avant coureur d'une dégradation profonde de la tolérance à supporter "celui qui ne me ressemble pas et à qui je conteste le droit d'exister". Je me pose alors légitimement la question de savoir si ce type de comportement ne s'apparente pas à tenter d'instaurer la terreur, sinon de faire preuve de terrorisme à l'encontre d'"emmerdeur d'écolo" ?
Entre les serristes, des supporter de foot, des chasseurs, des usagers du chemin de kervenal, des politiciens teigneux et dégénérés, la liste est longue de ceux qui depuis plus de 5 ans me traitent de "connard" ou mieux de "salafiste",  et sembleraient apprécié que je sois dévoré par des charognards ou à défaut que je disparaisse dans la vasière du Pedel (à certains, je leur fais comprendre qu'il faut un ticket pour faire la queue). Mais aucun n'avait encore soulagé cette haine, alimentée par une vindicte populaire aussi peu surprenante que minable. C'est chose faite par un ferrailleur, désireux d'en découdre avec l'Abeillaud. Chose aussi peu surprenante que minable (peut-être lors d'un précédent mais à l'aide d'une tapette à mouches). Au passage, le beau-père de ce gougnafier était propriétaire de parcelles à l'endroit duquel devait s'implanter en 2012 le fameux centre de formation du stade en brestois. Propriétaire qui n'a pas attendu la fin des procédures pour abattre des arbres sur les talus, pour certains, vieux de plus de 50 ans et donc protégés par le code rural. On peut imaginer que l'agacement du ferrailleur, alimenté par ma présence sur-médiatisée dans la presse locale à propos toujours de l'écologie, prend sa source à ce moment là.
Avec l'association A quoi ça serre, nous avons décidé de porter plainte. Non pas pour réclamer à cet insignifiant personnage, une quelconque reconnaissance des torts occasionnés, mais davantage pour indiquer au prochain, qui s'aviserait de prendre ma tête pour un pushing ball, que rien ne me terrorisera. 
Qu'il passe alors son chemin. Non pas que j'y trouve une satisfaction particulière mais le peu que j'aurais pu faire pour la Nature, aura été en adéquation avec ma conscience. Et comme personne, hormis moi-même, ne peut altérer ma conscience, je ne vois pas ce qui pourrait me contraindre. 

*Pour rappel, en 2017 on recense au moins 207 assassinats de défenseurs des droits à la terre dans le monde, tués dans le cadre de leur action pour la protection de l’environnement. 

vendredi 20 juillet 2018

Y a de quoi ce marais ! daouzek

Scribes d'humeur partiellement publiés dans la revue d'Eau et Rivières de Bretagne, juillet 2018. Dessin de nono



Gros sel
La répression des fraudes de Loire-Atlantique a fait rappeler des sachets de sel de La Turballes à cause de leur teneur élevée en plomb (Ouest-France, 03/03/18). « Je sais d’où vient le problème » Assure le paludier. Son origine proviendrait de la pratique de Ball-Traps qui se déroule chaque année à côté des salines. Cette histoire embarrasse le président de la société de chasse, son organisateur depuis 35 ans. Pour la prochaine édition, peut-on lui suggérer d’utiliser du gros sel à la place du plomb ?

Ligne
Des centaines de pêcheurs-plaisanciers se sont rassemblés à Morlaix pour exprimer leur colère concernant l’instauration par l’Europe de quota de pêche pour le bar (11/03/18). Motif invoqué : la raréfaction de la ressource imputée par les manifestants aux grosses unités. Dorénavant il sera interdit de pêcher le bar au-dessus du 48° parallèle. Avec cette ligne, la barre est haute quand même.

En eau trouble
Les apports en pesticide et nitrate seraient encore excessifs dans les eaux bretonnes selon Eau et rivières (Ouest-France, 15/03/18). « Dans le sud-Finistère, les normes pour l’eau potable sont respectées mais au prix de traitement chimique », explique l’association. En revanche la qualité des rivières et des nappes phréatiques reste mauvaise. Les autorités accorderaient des dérogations pour l’épandage sur la bande des 500 m de la côte, moyens peu avouables de naviguer en eau trouble.

Grain de folie
Face à l’augmentation des sangliers sur le Finistère, les agriculteurs et les chasseurs exprimaient conjointement leur inquiétude, surtout devant l’ampleur des dégâts sur le maïs (Le Télégramme, 14/03/18). La fédération de chasseurs indique qu’il y a eu « une montée de la culture. Ils ont le gîte et le couvert sur des terrains interdits à la chasse ». Devant une telle abondance de nourriture il y a comme un grain de folie chez les sangliers en ce moment. A qui la faute ?

Alzheimer
Comme les dunes de Porspoder se désagrègent, elles font apparaître de nouvelles fosses où étaient enfouis les déchets mazoutés de l’Amoco (Ouest-France, 23/03/18). « D’après les anciens, il existe des fosses non répertoriés », avance le maire. Ce à quoi un géographe répond : «  Il faut se méfier de la mémoire des anciens. Les fosses sont traitées efficacement ». Ce qui n’est pas forcément l’avis de Vigipol. Le géographe présenterait-il lui aussi des troubles de la mémoire ?

A un jet
Le Tribunal de Rennes a rejeté la requête en annulation d’Eau et Rivières, autorisant l’implantation d’un élevage de 3480 porcs à Trébrivan (29/03/18). Pour les juges, l’association n’établit pas que le plan d’épandage présente des dangers pour l’environnement. Sur le papier non. Pourtant le 24 avril dernier, 100 000 l de lisier étaient déversés « accidentellement » dans la rivière du Jet près de Quimper. Une buse aurait lâché. Récidiviste, l’exploitant n’est plus à un jet d’urine près. Dont act Mrs les juges.

Fluides
Les élus regroupés au sein de « Cœur d’Emeraude » en ont ras-le-bol de l’inaction de l’Etat pour le désenvasement de la Rance (Le Télégramme, 04/04/18). Il avait pourtant dévoilé un plan d’action à partir de 2018. Mais pour l’instant rien n’est lancé, faute d’avoir les sommes nécessaires. En jeu, la création d’un futur parc naturel régional. Sous pression, les élus ont décidé d’aller jusqu’au bout. Avec l’Etat, les vases communicants ne sont jamais fluides.

Conservatrice ?
Les anciens locataires de l’Ile de Quéménès ont déposé une marque du même nom, autour des produits et services dispensés sur l’Ile (Le Télégramme, 14/04/18). Le Conservatoire du Littoral, propriétaire de cet espace public, leur a demandé d’y renoncer. Cette marque fait suite à une situation de crise et « pour protéger le fruit de notre travail » Avance le couple qui souhaite la céder. La direction ne serait-elle pas trop conservatrice dans sa gestion des conflits ?

Asphyxiés
En septembre prochain doit s’appliquer la énième Directive Nitrate (Ouest-France, 24/04/18). Les syndicats agricoles ont été invités à participer à la concertation mais la FRSEA a décidé de quitter la réunion organisée par la Dreal car aucune de leur proposition n’a été retenue. « On nous rajoute encore plus de réglementations », déplore les syndicalistes, asphyxiés par la paperasse, à l’image des plages bretonnes pendant leurs marées vertes.

SCoT ?
Le Tribunal administratif de Rennes a annulé en partie le PLU de Crozon (Le Télégramme (16/05/18). Il permettait de densifier des hameaux contrairement à ce que précise la Loi Littoral qui n’autorise pas la construction, même en continuité avec d’autres. Sauf que la commune a crée son PLU en se basant sur le SCoT du pays de Brest, document également illégal au regard de la loi. « SCoT un jour, SCoT toujours ? », devise des scouts que fait sienne le syndicat mixte brestois.

Pilule
Un médicament a été retrouvé dans un produit « Le gaulois », réchauffé par une famille de Guidel (Ouest-France, 18/05/18). Au moment de déguster le poulet pané, l’enfant est tombé sur une gélule, sans l’avaler toutefois. Avertie, la société LDC cherche à comprendre. De son côté la grande surface, où a eu lieu l’achat, n’a pas attendu pour retirer les produits des rayons. C’est vrai que depuis l’affaire Lactalis, la pilule a du mal à passer.

Quarantaine
L’Europe a décidé de dépêcher en Bretagne une commission pour enquêter sur le maïs chargé de phosphine (Le Télégramme, 15/05/18). L’association des victimes des pesticides de l’Ouest, à l’origine du scandale, a reçu le soutien d’Eva Joly. Elle reproche au Préfet du Finistère une décision opaque autour de la levée de quarantaine du maïs. L’affaire pourrait être portée devant un Juge pénal. Pour cela, il faudrait mettre aussi le Préfet en quarantaine avant qu’il ne soit chargé de classer d’autres affaires ailleurs.

Plein air
Plouzélambre a connu un face à face tendu entre défenseurs de l’environnement et un éleveur  qui a obtenu l’autorisation d’implantation d’un poulailler industriel (Le Télégramme, 16/05/18). C’est le choix du terrain qui pose problème, situé à proximité d’un lieu sensible aux marées vertes. « C’est la porte ouverte à d’autres installations de ce type », martèlent les opposants. les portes ouvertes pourraient être effectivement une solution pour avoir des poules en plein air.



lundi 16 juillet 2018

Relevé bâches agricoles - dépôts sauvages

A la demande de Laurent Colasse de l'association SOS MALdeSEINE (Rouen), le relevé ci-dessous a été adressé au Ministère de l'environnement afin d'introduire dans les travaux et les réflexions en cours sur les dépôts sauvages constitués de matière plastique, la problématique de l'abandon, et donc de la gestion, des bâches agricoles dans l'environnement. Relevé non exhaustif. Territoire : Presqu'île de Plougastel-Daoulas.
Cette demande fait suite à l'article paru dans l'édition du Télégramme du Jeudi 28 juin 2018



















lundi 4 juin 2018

Ferrand and co, tueurs d'abeilles

Ce matin à lindouar, pendant que je coupais quelques feuilles de consoude à l'usage d'un purin, je m'interrogeais sur plusieurs points concernant la décision de parlementaires et du gouvernement Macron de maintenir l'usage du glyphosate. 
D'abord, sans remettre en cause la bonne volonté des organisateurs, je m'interrogeais sur l'efficacité des appels à rassemblements citoyens pour tenter de mobiliser au-delà des apiculteurs et des militants environnementaux. Je pense que ce type de manifestation est désuet et n'apporte plus les résultats escomptés. Il me semble que la population est informée du sinistre en cours. Il me semble que des médias relaient cette information. Il me semble que le législateur ne l'ignore nullement. 
Que se passe-t-il alors ? Il me semble que comme Mr Hulot l'affirmait, dans un remarquable éclair de lucidité, peut-être pour justifier sa place au sein de ce gouvernement ou plus simplement pour alléger sa conscience, que tout le monde s'en fout ! Tout le monde se fout de la disparition des insectes et notoirement des pollinisateurs. La résignation n'a pas non plus de domaines. La campagne se meurt pendant que la ville se goinfre. Et ce ne sont pas quelques ruches sentinelles perchées sur les toits qui inverseront la tendance. 
Je m'interrogeais également sur le buzz de Sandrine Le Feur, députée de LaREM de la 4ème circonscription du Finistère qui déclarait hors micros et caméras que Stéphane Travert était un "salaud", à propos de l'amendement rejeté sur le glyphosate (voir article du 29 mai http://ddlabeillaud.blogspot.com/2018/05/glyphosate-on-marche-sur-la-tete-mme-le.html). Ca parait tellement évident que face caméra, elle aurait tenu les mêmes propos ! C'est souvent qu'une députée traite de "salaud" un membre du gouvernement, issu de la même majorité, devant un panel de journalistes. Quand je vois le nombre de personnes qui l'encouragent : "Oui, bravo, elle a raison !", je peux comprendre que tout le monde s'en fout ! D'ailleurs ce ne sont pas les quelques syndicalistes de la Confédération Paysanne qui applaudissent le discours public de Sandrine Le Feur, improvisé dans la rue, qui inverseront la tendance (bis). (Si je peux me permettre une parenthèse, et à regarder de plus près, l'augmentation des surfaces agricoles cultivées en bio n'a pas empêché l'hécatombe prononcée de la biodiversité. Le modèle proposé présente certainement plusieurs failles systémiques, je pense notamment à la tolérance de la mixité dans les conduites végétales).
Mais en premier lieu celui qui se fout royalement du silence des campagnes c'est bien notre cher député de la 6ème circonscription du Finistère, Mr Richard Ferrand. Il se fout des rassemblements citoyens. Il s'en fout des commentaires de Sandrine Le Feur. Lui, il vote contre l'interdiction du glyphosate dans la Loi Alimentation. Lui c'est une petite gâchette de Macron, une petite frappe, un tueur d'abeilles ! 
Alors je me demandais ce matin à lindouar, comment faire savoir que Ferrand est un tueur d'abeilles. Comment me rendre devant sa permanence de député à Châteaulin ?
Quoique peu occupé par mes activités de plein air, je fus interrompu par un appel de Joséphine (une amie de Plougastel que l'on appellera comme ça). Embêtée par une voiture en panne, elle me demandait si je pouvais l'accompagner jusqu'à son lieu de travail qui se trouve à Châteaulin. Quelle heureuse coïncidence pour quelqu'un qui ne croit pas au hasard. Je motorisais donc Joséphine jusqu'à Châteaulin, qui devint alors une complice bien utile pour jeter mon dévolu sur ce monsieur insignifiant. Et autant que faire ce peut, je rendais aussi responsable la section locale de PS qui décida d'apporter son soutien à la députation de ce monsieur insignifiant. 
Richard Ferrand = tueur d'abeilles !



dimanche 3 juin 2018

L'agonie humaine


Le temps de l'agonie humaine surgit enfin ! Car à travers le monde les masques finissent par tomber et l’anonymat des bureaux feutrés laissent place à l’horreur des rires crispés, les joues bouffies par la luxure et le saupoudrage d’une poussière fardée.

La mémoire des crasseux nous servira de guide face à la servitude des postures, dont les propriétaires sur leur séant postérieur siègent, séance tenante, autour de nos sépultures. Les charognes déglutissent nos essaims. Jamais rassasiés, ils avaleront jusqu’à nos derniers soupirs, nos ultimes rêves d’harmonie. L’orgueil Marche sur nos forteresses pudeurs, dessinant le visage de Jupiter. 

Ils volent auréolés de leur prétendue victoire de croissance. Mais ne le voient-ils pas : La cène d’une abeille posée sur une fleur est plus vaillante que l’agitation démesurée de leurs courbes profits. La légitimité de l’inceste pouvoir ne vaut rien. Son regard s’est détourné des mains galeuses préférant le gant de la rente privée.

Ils sont tel un virus et se reproduisent dans l’infini, le clonage existe déjà mais ne trouve qu’un néant d’excitation chez le clown. Le poète accourt et au cou du clown secoue ses brelans pour l’appel des sentinelles, sempiternelles bataillons sans armes ni armures, tout juste, un potimarron en guise de potager.

Ils sont Ridicules. Ils l’ont toujours été, comme hiver. Leur cupidité asphyxie le peu d’humanité qu’ils transpirent, mouillant leur souillure façade. Leur rang les rend inoxydable, indéboulonnable, indécrottable. Croient-ils ou croassent-ils plutôt les badauds jetés dans les rameaux, d’infortunés perchés dans les arbres ?  Sont-ils, ces tueurs de bestioles, si peu concernés par l’existence de la diversité à tant regarder leurs beaux atours ? Leur tour est si haute qu’ils ne nous voient pas. Et bien tant mieux, car nous agirons comme une multitude de visages, munie d’une seule mutinerie flamboyante : la dignité !


Et ce n’est pas une escadrille de soldats plombés qui anéantira la trace d’espadrilles alors caoutchoutées. Nous aurons raison de leur noyautage, à grands coups de blettes. La force cédera car elle n’a pas l’habitude d’un habit de pluie, d’un abandon de soi dans l’indifférence du confort ouaté. Goutte après goutte les landes y creuseront leur sillon, Le froid, inexorablement, se glissera dans leur fêlures lassitudes. 

mardi 29 mai 2018

Glyphosate : on a marché sur la tête, Mme LE FEUR !

On a marché sur la tête, quoique, on pourrait marcher sur la lune à force de vouloir nous faire avaler des godillots  

Madame LE FEUR,

si cela ne vous offense guère, je me permettrais de vous appeler Sandrine, car comme il est convenu chez les bios, on est cool !

Sandrine, vous êtes la députée de la  4ème circonscription du Finistère pour le compte de LaREM. Bravo ! Une élue qui dans le civil pratique l'agriculture biologique et qui rejoint les rangs du libéralisme et des lobbyistes de l'agriculture industrielle, vous faites preuve sans aucun doute, d'originalité. Vue de ma position, je ne peux qu'approuver. 


Sandrine, vous êtes responsable du projet de loi EGALim (les Etats Généraux de l'Alimentation). J'ai écouté votre discours (sisi !) pour le lancement des débats dans l'hémicycle de l'assemblée nationale du 22 mai dernier. Encore Bravo ! Vous évoquez, ma chère Sandrine (3'30), je cite : "l'urgence sanitaire et l'urgence environnementale". Arrêtez ! Je n'en peux plus ! Je deviens votre premier fan ! 

Discours d'introduction à la séance publique EGAlim

Mais continuons d'écouter votre discours avant que je me perde complètement dans l'euphorie. 4'10 : "Nous devons tous et toutes prendre nos responsabilités : membres du gouvernement, etc, etc". Vous avez entièrement raison, il n'y a que par l'exemple que les mentalités évoluent. Tenez, prenez le Ministre de l'Agriculture Mr Stéphane Travert. Mais on y reviendra plus loin. 

Alors quoi d'autres ? Ah ! 30 secondes plus tard : " Des engagements à blabla, blabla,... A une réduction des produits phytosanitaires". Je ne peux que reconnaître votre courage. Enfin une élue qui "en a dans le pantalon", si vous me permettez cette expression triviale, et qui prend le temps de déclarer que figure dans la proposition de loi, la question de l'usage des pesticides; comme le glyphosate ? 

D'ailleurs pour revenir à l'hémicycle, Mr Travert semble à l'image bien enthousiaste à l'écoute de votre discours. Non... Mais, s'il tapote sur son portable, c'est surement pour prendre des notes. Il a déjà bien pris conscience de l'urgence environnementale dont vous faites si justement allusion. Tout comme votre cher président de la République d'En Marche qui réaffirmait que le glyphosate sera interdit "au plus tard dans trois ans". 

Quoi ? Qu'est ce qu'on apprend, 1 semaine après votre discours, sur le site de Mr Travert ? Le ministre de l’Agriculture assure sur son site que l’interdiction du glyphosate n’a « jamais figuré dans le projet de loi ». Selon Stéphane Travert, « il existe un amendement, déposé par un député, qui n’a pas été adopté en commission ». Propos tiré de l'article de Guillaume Lacquot de "Public Sénat".

A l'avenir, si vous voulez obtenir des informations précises, demandez à Guillaume, lui il sait ce qui se passe réellement. Oui, vous avez fini par l'avouer vous même : Stéphane Travert est un salaud ! Travert que vous traitez de la sorte, ça doit vraiment vous rester en travers de la gorge ! 

Ce Travert qui est membre du gouvernement et qui a pris la pleine mesure de l'urgence dont vous parlez. Oui mais pas la même que vous, Sandrine, l'urgence de mettre des pare feux, afin d'éviter que notre modèle agro-économique, si cher à votre président, soit abandonné à d'autres marchés, à d'autres concurrents. 

A ce jeu-là, ma pauvre Sandrine, vous êtes à la fois victime et responsable. Victime, car vous vous piégez seule dans un monde politique sans moralité ni scrupules. Mais également responsable car vous participez à l'affaiblissement et l'amoindrissement de vraies valeurs portées par de véritables défenseurs d'une agriculture saine et paysanne, du maintien de la biodiversité dans leur champ et leurs pâtures,.... 

N'abandonnez rien Sandrine comme vous me le faisiez remarquer dans un échange que nous avons eu sur facebook en février dernier. N'abandonnez surtout pas l'agriculture industrielle de la FNSEA, et des firmes chimiques comme Monsanto. 

Vous avez déjà perdu, Mme la députée. Je n'ai plus qu'à vous conseiller, ma charmante Sandrine, de retourner dans vos parcelles. L'air y est moins vicié. Et vous y êtes si jolie...
S. Le Feur. Vous pensez que du jour ai lendemain on doit abandonner l'agriculture industrielle?

Laisser des milliers d'agriculteurs à l'abandon uniquement parce qu'ils ne partagent pas ma vision de l'agriculture que je soutiens et pratiquent.

Moi non on doit les aider dans cette transition ne pas les abandonner leur montrer le bon chemin de l'agriculture paysanne
vous n'êtes pas une ennemis, vous faites erreur, à mon avis
Et les salariés de l'agro industrie pareil il faut une transition et adapter le système vers l'agriculture paysanne

Mais cela ne se fait pas du jour au lendemain
Au plaisir de vous voir!

je ne soutiendrai pas les productivistes qui sont les premiers fossoyeurs de l'agriculture alors déjà le système productiviste que vous soutenez est le premier destructeur tant les exploitants (agrandissement) donc de l'emploi agricole déjà pas très attractif, destructeur de nos paysages, destructeur du sol, de l'air et de l'aliment. Vous croyez sérieusement que vous allez les faire revenir à une agriculture paysanne, vivrière et respectueuse de l'environnement ? Je mets ça sur le compte de votre jeune âge en politique
dites leur aux agriculteurs ce qu'ils en pensent d'un monde agricole sans machine ni tracteurs
ensuite les salariés de l'agro-alimentaire. chacun fait le choix qui s'impose à lui. ce n'est pas moi qui traite les salariés d'une salaisonnerie ou d'un abattoir d'illettrés... je ne voudrai ne pas connaître les conditions de travail de ces femmes... ce n'est pas moi qui empoisonne à leur insu le personnel, ce n'est pas moi qui provoque des patho pro et que même votre cher président se moque de la pénibilité au travail et la reconnaissance de départ à la retraite anticipée
et les cadences infernales, les 2 ou 3 x 8. et la pression des sous chefs ? l'humiliation ?
l'agro industrie est ses magouilles alimentaires, combien d'exemple !
trop de sel, trop de sucre, trop de colorant nocif ou de spartarme... c'est ce joyeux monde que vous voulez voir évoluer ? L'obésité augmente en france. c surement à cause du radis noir ou du tampinanbour.
vous devriez en tant qu'élue soutenir et motiver à un retour à la terre, au bien être animal, à la diversité des cultures, au maintien et retour de la biodiversité à l'agroécologie. Il y a tant à faire que délibérément ou pas vous décidez de regarder ailleurs et de collaborer avec ceux qui ne vous trouveront pas de solutions pour une véritable transition
savez vous que d'après des chercheurs, le sol breton se meurt ? Moi sur mes buttes, j'ai plongé ma main dans un fratas de ver de terre, quelle joie de les voir se dandiner sur la butte ! ils sont le garant d'un potentiel cultural, sans engrais, ni intrants chimique, pas de mécanisation...
les garants
et pour finir, l'agriculture que vous tenterez de faire changer est préjudiciable à l'ensemble des paysans du monde (les petits paysans sont majoritaires mais écrasés par la mondialisation et les multinationales comme monsanto). Cette agri hyper subventionnée vient rivaliser avec les denrées produites sur place, entraînant la disparition de semences et de plants indigènes. Comptez pas sur moi pour vous aider dans l’homogénéisation qui arrange bien les affaires des actionnaires !