Lindouar. A fleur de peau

Lindouar. A fleur de peau

lundi 4 juin 2018

Ferrand and co, tueurs d'abeilles

Ce matin à lindouar, pendant que je coupais quelques feuilles de consoude à l'usage d'un purin, je m'interrogeais sur plusieurs points concernant la décision de parlementaires et du gouvernement Macron de maintenir l'usage du glyphosate. 
D'abord, sans remettre en cause la bonne volonté des organisateurs, je m'interrogeais sur l'efficacité des appels à rassemblements citoyens pour tenter de mobiliser au-delà des apiculteurs et des militants environnementaux. Je pense que ce type de manifestation est désuet et n'apporte plus les résultats escomptés. Il me semble que la population est informée du sinistre en cours. Il me semble que des médias relaient cette information. Il me semble que le législateur ne l'ignore nullement. 
Que se passe-t-il alors ? Il me semble que comme Mr Hulot l'affirmait, dans un remarquable éclair de lucidité, peut-être pour justifier sa place au sein de ce gouvernement ou plus simplement pour alléger sa conscience, que tout le monde s'en fout ! Tout le monde se fout de la disparition des insectes et notoirement des pollinisateurs. La résignation n'a pas non plus de domaines. La campagne se meurt pendant que la ville se goinfre. Et ce ne sont pas quelques ruches sentinelles perchées sur les toits qui inverseront la tendance. 
Je m'interrogeais également sur le buzz de Sandrine Le Feur, députée de LaREM de la 4ème circonscription du Finistère qui déclarait hors micros et caméras que Stéphane Travert était un "salaud", à propos de l'amendement rejeté sur le glyphosate (voir article du 29 mai http://ddlabeillaud.blogspot.com/2018/05/glyphosate-on-marche-sur-la-tete-mme-le.html). Ca parait tellement évident que face caméra, elle aurait tenu les mêmes propos ! C'est souvent qu'une députée traite de "salaud" un membre du gouvernement, issu de la même majorité, devant un panel de journalistes. Quand je vois le nombre de personnes qui l'encouragent : "Oui, bravo, elle a raison !", je peux comprendre que tout le monde s'en fout ! D'ailleurs ce ne sont pas les quelques syndicalistes de la Confédération Paysanne qui applaudissent le discours public de Sandrine Le Feur, improvisé dans la rue, qui inverseront la tendance (bis). (Si je peux me permettre une parenthèse, et à regarder de plus près, l'augmentation des surfaces agricoles cultivées en bio n'a pas empêché l'hécatombe prononcée de la biodiversité. Le modèle proposé présente certainement plusieurs failles systémiques, je pense notamment à la tolérance de la mixité dans les conduites végétales).
Mais en premier lieu celui qui se fout royalement du silence des campagnes c'est bien notre cher député de la 6ème circonscription du Finistère, Mr Richard Ferrand. Il se fout des rassemblements citoyens. Il s'en fout des commentaires de Sandrine Le Feur. Lui, il vote contre l'interdiction du glyphosate dans la Loi Alimentation. Lui c'est une petite gâchette de Macron, une petite frappe, un tueur d'abeilles ! 
Alors je me demandais ce matin à lindouar, comment faire savoir que Ferrand est un tueur d'abeilles. Comment me rendre devant sa permanence de député à Châteaulin ?
Quoique peu occupé par mes activités de plein air, je fus interrompu par un appel de Joséphine (une amie de Plougastel que l'on appellera comme ça). Embêtée par une voiture en panne, elle me demandait si je pouvais l'accompagner jusqu'à son lieu de travail qui se trouve à Châteaulin. Quelle heureuse coïncidence pour quelqu'un qui ne croit pas au hasard. Je motorisais donc Joséphine jusqu'à Châteaulin, qui devint alors une complice bien utile pour jeter mon dévolu sur ce monsieur insignifiant. Et autant que faire ce peut, je rendais aussi responsable la section locale de PS qui décida d'apporter son soutien à la députation de ce monsieur insignifiant. 
Richard Ferrand = tueur d'abeilles !



dimanche 3 juin 2018

L'agonie humaine


Le temps de l'agonie humaine surgit enfin ! Car à travers le monde les masques finissent par tomber et l’anonymat des bureaux feutrés laissent place à l’horreur des rires crispés, les joues bouffies par la luxure et le saupoudrage d’une poussière fardée.

La mémoire des crasseux nous servira de guide face à la servitude des postures, dont les propriétaires sur leur séant postérieur siègent, séance tenante, autour de nos sépultures. Les charognes déglutissent nos essaims. Jamais rassasiés, ils avaleront jusqu’à nos derniers soupirs, nos ultimes rêves d’harmonie. L’orgueil Marche sur nos forteresses pudeurs, dessinant le visage de Jupiter. 

Ils volent auréolés de leur prétendue victoire de croissance. Mais ne le voient-ils pas : La cène d’une abeille posée sur une fleur est plus vaillante que l’agitation démesurée de leurs courbes profits. La légitimité de l’inceste pouvoir ne vaut rien. Son regard s’est détourné des mains galeuses préférant le gant de la rente privée.

Ils sont tel un virus et se reproduisent dans l’infini, le clonage existe déjà mais ne trouve qu’un néant d’excitation chez le clown. Le poète accourt et au cou du clown secoue ses brelans pour l’appel des sentinelles, sempiternelles bataillons sans armes ni armures, tout juste, un potimarron en guise de potager.

Ils sont Ridicules. Ils l’ont toujours été, comme hiver. Leur cupidité asphyxie le peu d’humanité qu’ils transpirent, mouillant leur souillure façade. Leur rang les rend inoxydable, indéboulonnable, indécrottable. Croient-ils ou croassent-ils plutôt les badauds jetés dans les rameaux, d’infortunés perchés dans les arbres ?  Sont-ils, ces tueurs de bestioles, si peu concernés par l’existence de la diversité à tant regarder leurs beaux atours ? Leur tour est si haute qu’ils ne nous voient pas. Et bien tant mieux, car nous agirons comme une multitude de visages, munie d’une seule mutinerie flamboyante : la dignité !


Et ce n’est pas une escadrille de soldats plombés qui anéantira la trace d’espadrilles alors caoutchoutées. Nous aurons raison de leur noyautage, à grands coups de blettes. La force cédera car elle n’a pas l’habitude d’un habit de pluie, d’un abandon de soi dans l’indifférence du confort ouaté. Goutte après goutte les landes y creuseront leur sillon, Le froid, inexorablement, se glissera dans leur fêlures lassitudes.