A toutes les victimes de la bêticide

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samedi 1 mars 2014

Extension des serres : des élu(e)s irresponsables

Lors d'une séance du conseil municipal de la commune de Plougastel-Daoulas, en date du 07 octobre 1997, les élu(e)s présents se sont prononcés à l'unanimité sur le déclassement d'une voie communale au profit de serristes. Cette séance est menée par le maire de l'époque, André Le Gac. Sont présents notamment Serge Borvon, Gisèle Le Guennec, et Dominique Cap, les deux premiers étant dans la majorité de gauche à l'époque aux côtés d'A. Le Gac. Comme les autres collègues du conseil municipal ils prennent connaissance des remarques du commissaire enquêteur et des observations émises par des habitants de la commune au registre public.
Dans leur ensemble, les avis convergent vers une ou deux contestations majeures dont notamment un remblai en cours de réalisation sur une parcelle répertoriée en zone humide. Les observations font état de l'existence "d'une espèce de décharge", constatée à cette période par des prises de vue.
la décharge à l'origine de pollution (photos prises fin 90)
Le commissaire relève les remarques et admet que ce remblaiement "en cours d'instruction (...) personne ne peut le nier, modifie le paysage du secteur, l'écoulement des eaux,(...) je conçois (...) leur crainte de pollution...". Ce qui ne l'empêche nullement de donner un avis favorable à la requête du conseil municipal.
Cette délibération, somme toute banale dans son objet, a 15 ans après des conséquences plus que préoccupantes sur l'environnement et a obligé la création d'un collectif "à quoi ça serre" afin de remédier à l'inertie des élu(e)s de cette période et tenter de limiter les dégâts écologiques.
Comment ne pas leur en vouloir d'être restés sourds aux observations des habitants inquiets qui paraissaient être munis de plus de clairvoyance ? Comment leur trouver une légitimité aujourd'hui à s'engager à gérer la commune à la veille des élections municipales de 2014 ? Comment porter crédit à leur parole publique et leurs promesses électorales ? 
Car S. Borvon, G. Le Guennec et D. Cap, maire sortant, à qui on pourrait décerner le trophée de l'irresponsabilité, sont tous 3 en lice pour les élections municipales de cette année, présents sur 3 listes différentes et briguent un poste en responsabilité en tant que maire ou comme premier adjoint.  Ils n'ont pas à se formaliser pour autant, des habitants de la commune feront le boulot à leurs places pour minimiser les conséquences de leur décision prise 15 ans plutôt, subiront les menaces physiques et les intimidations condamnables.
Ce ne sont pas des attaques, des faits, rien que des faits, d'un effet papillon.

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