A toutes les victimes de la bêticide

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dimanche 6 septembre 2015

A Mezilles, la phyto coule de source

Août 2015 - Mezilles (89). Installation d'une station en phytoépuration. Capacité de traitement pour 400 foyers (nombre d'hab. : 600)

Dispositif de 3  bassins fonctionnant en alternance
Dans le cadre de la préparation d'une réunion publique sur le thème de l’assainissement, l'association "A quoi ça serre" (29) présente un second exemple d'installation d'une station phytoépuration, après celui de Saint Privé (voir article "Phytoépuration : focus sur le fécal), projet retenu par la commune de Mezilles pour épurer les eaux domestiques issues des foyers. Daniel FOIN, maire de Mezilles depuis 2001, a accepté d'accueillir "A quoi ça serre" afin d'expliquer le choix d'un changement de traitement plus écologique des eaux. (Voir les explications de Daniel FOIN dans le lien ci-dessous)


A Mezilles, comme ailleurs, la solution adoptée pour l’assainissement reposait sur la mise en place d'un réseau classique de récupération des eaux usées. Comme ailleurs, après passage par la station d'épuration, les boues collectées étaient épandues dans les champs et ce depuis la construction de la station en 1978.

en 2008 la commune qui doit répondre à des normes réactualisées de fonctionnement s'adresse à l'Agence de l'eau "Seine-Normandie" et se retrouve face à un choix cornélien : 
soit rénover l'actuelle station, et même si ce scénario paraît plus économique dans sa mise en oeuvre, il a pour conséquence d'exercer une pression toujours plus forte sur l'environnement (épandage des boues), 
Tranchées pour les arbres
soit opter pour un autre système comme la phytoépuration avec en corollaire un coût de construction plus élevé. La décision de la municipalité se porte sur le remplacement de l'actuelle STEP car il s'avère que le coût d'exploitation est moindre (comparaison, phyto  : 5000 euro/an et système conventionnel : 20000 euro/an).

La mise en fonction réelle a débuté en septembre 2015 sur 1.5 ha. Du fait de la présence en aval d'une rivière 1ère catégorie la police de l'eau a exigé l'aménagement d'un espace boisé pour éviter le rejet des eaux des bassins.

Le montage financier se décline comme suit : subvention du Conseil départemental de l'Yonne (20 %), soutien de l'Agence de l'eau (40 % en moyenne) et un prêt de 80000 euro à taux zéro sur 20 ans. Coût final : 460000 euro dont 100000 euro pour la réhabilitation du réseau existant. Un puits de relevage et deux pompes figurent au budget.


4 commentaires:

  1. Il faudrait fermer l' élevage de Monsieur Carré, dans lequel des chiens sont "préparés" pour aller se faire torturer dans les labos de vivisection.. Ce serait déjà un grand pas vers l' épuration..

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    1. Tout à fait d'accord, élevage de la honte à Mézilles!

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  2. Pour information : http://www.fermons-le-ceds.org

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    1. Vous pouvez réagir en lançant une pétition. Je suis justement animateur de cyberacteurs à partir duquel vous pouvez le faire.
      http://www.cyberacteurs.org/

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