Lindouar. A fleur de peau

Lindouar. A fleur de peau

vendredi 28 décembre 2018

Y a de quoi ce marais ! Pevarzek

Scribes d'humeur.




Allez les vers !
Shopix, une société stéphanoise qui commercialise des articles pour les jardins, a été condamnée par le Tribunal de Guingamp pour motif de publicité sur un désherbant contenant du glyphosate (Ouest-France, septembre 2018). La publicité pour les pesticides à destination du public est interdite depuis 2014. Après avoir recensé le nombre de camions itinérants sur les Côtes d’Armor, ERB a assigné la société en référé. A Saint-Etienne ils scandent « Allez les verts ! ». En Bretagne on chantera pour cette fois « Allez les vers ! ».

Une de trop
Le Tribunal des affaires sociales de Saint-Brieuc n’a pas voulu reconnaître la « faute inexcusable » de Triskalia dans le suicide de Gwenaël Le Goffic (Le Télégramme, 28/09/18). Selon l’avocat de l’épouse, Edith Le Goffic, la décision est contestable. Le médecin du travail préconisait pourtant de mettre le chauffeur en mi-temps thérapeutique après un long arrêt de travail. Au contraire, le jour de son suicide, il refusait une tournée supplémentaire. C’était une tournée de trop qui l’a emmené à un arrêt définitif.

Loup y es-tu ?
Disparus depuis plus d’un siècle, des loups seraient revenus en Bretagne, près du lac de Guerlédan (Ouest-France, 24/09/18). « Le loup est une espèce protégée mais partout où il s’installe, il provoque la pagaille », prévient l’Observatoire du loup. Pour prévenir les conflits et les braconnages, les naturalistes demandent aux éleveurs, chasseurs et protecteurs de l’environnement de leurs fournir des informations. Et quand ils iront se promener dans les bois, pourvu qu’ils ne se croisent pas !

Aquacouic
Le projet de parc aquatique du lac de Guerlédan ne verra pas le jour a confirmé le président du conseil départemental des Côtes d’Armor (le Télégramme, 26/09/18). « On n’a quelques soucis concernant la baignade à cause de la présence de cyanobactéries », précise Alain Cadec, sans en expliquer l’origine. Le président abandonne l’idée d’équipements aqua-ludiques mais veut « toujours mettre en valeur ce très beau site de notre territoire ». Avec une telle publicité, c’est bien parti.  

Mettre la main
Plusieurs cas de naissance de bébés sans main ont été dévoilés sur la région de Guidel (Le Télégramme, 05/10/18). Santé Publique France, chargée de la « protection de la santé des Français », n’a pas d’explications alors que l’organisme avait mené une enquête approfondie sur l’environnement des familles. Une piste est cependant évoquée, celle de l’usage des produits phytosanitaires. Reste l’aspect budgétaire qui ralentit la poursuite des recherches.  Est ce que l’Etat mettra la main à la pâte ? Rien n’est moins certain.

Vache sacrée
Une série de dégradations a touché les magasins d’artisans-bouchers, dont deux boucheries du centre ville de Brest (Le Télégramme, 05/10/18). Selon toute vraisemblance, l’origine des tags ne fait aucun doute sur les commanditaires, issus du mouvement anti-spéciste. Etonnamment, aucun magasin des réseaux bio avec une boucherie  n’a pas encore été vandalisé. La vache bio est peut-être plus sacrée pour les anti-spécistes.

« Accélérer »
Sandrine Le Feur, députée morlaisienne de LREM participe à la création d’un collectif « transpartisan  pour alerter et accélérer la transition écologique et solidaire » (Ouest-France, 10/10/18). D’après elle, le départ de Nicolas Hulot a su créer un sursaut écologique dans la société ». Elle promet « des actions concrètes, dès à présent ». Si elle agit comme sur le dossier du glyphosate, on se demande à quel moment elle va caler.

Le bec dans l’eau
La compagnie Brittany Ferries est assignée en justice par des sociétés d’élevage pour avoir interrompu la livraison de gibiers à destination des chasses anglaises (Le Télégramme, 25/10/18). La société transmanche évoque un risque important pour son image de marque, suite à la publication d’une vidéo montrant les conditions d’élevage dégradant pour les animaux. Les éleveurs risquent quand même de se retrouver le bec dans l’eau.

Mâche
Après son interdiction en Maine et Loire, le gouvernement a décidé de suspendre l’usage du Métam-sodium, pesticide utilisé principalement sur la culture de mâche, jusqu’en janvier 2019 (Le Télégramme, 01/11/18). A Cléder, cinq personnes ont été incommodées par des émanations de ce pesticide provenant des serres. Thierry Merret de la Fdsea du Finistère assure que « le produit ne va pas dans la mâche ». Peut-on faire confiance dans Thierry Merret qui, en général, ne mâche pas ses mots ?

Ralentissement ?
Force 5, l’un des opposants à la centrale à gaz de Landivisiau, a découvert sur le site d’implantation l’escargot de Quimper, espèce protégée par la loi (Ouest-France, 07/11/18). Mi-octobre, le collectif a fait venir un huissier pour le constater. « Aucune dérogation pour destruction d’espèce protégée pour l’escargot n’a été déposée », précise Force 5. Cette présence risque de faire ralentir le début des travaux, prévus en 2019.

Viser juste
22 faucheurs volontaires bretons ont déposé plainte pour des taux anormalement élevés de glyphosate dans leur analyse d’urine (Le Télégramme, 21/11/18). Une plainte visant les industriels utilisant le glyphosate dans leur herbicide, la Commission européenne pour une nouvelle homologation du produit, et les responsables des agences de santé sanitaire française et européenne. Pour faire pipi il faut viser juste pour bien éclabousser.

C’est pas Baud !
Depuis 10 ans l’île de Beniguet fait l’objet d’une longue procédure judiciaire pour infractions aux codes de l’urbanisme et de l’environnement (Le Télégramme, 24/11/18). Les faits remontent à 2007 quand le Tribunal correctionnel de St-Brieuc condamne le propriétaire, Eric Baud, à une remise en état de l’île dans un milieu à préserver. En 2014 c’est la gérante de la SCI, Blandine Baud, qui est mise en examen pour la réalisation de nouveaux aménagements.  Ma Doue ! Ce n’est pas beau de se comporter ça !

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